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Basket: qui est Bronny James, le fils aîné de LeBron, déjà attendu en NBA?

Bronny James s’est distingué avec une sélection de jeunes basketteurs américains lors d’un match organisé lundi à Nanterre, à l’ouest de Paris. Le fils aîné de LeBron James, âgé de 17 ans, est déjà une star dans son lycée de Sierra Canyon, à Los Angeles. Son père l’attend en NBA pour boucler son immense carrière à ses côtés.

Ils ont scruté tous les recoins de la salle dans l’espoir d’apercevoir sa dégaine de taulier, ses larges épaules et sa barbe noire. Mais les spectateurs massés dans le Palais des sports Maurice Thorez n’ont pas eu l’occasion de filmer LeBron James, lundi soir à Nanterre. Un temps espéré, le King ne s’est pas déplacé dans les Hauts-de-Seine, à l'ouest de Paris. Mais il a tout de même suivi à distance le match d’exhibition entre une sélection de lycéens américains et une équipe d’espoirs français, organisé dans le cadre de l’Axe Euro Tour (déjà passé par Londres la semaine passée). Posé devant sa télé, de l’autre côté de l’Atlantique, la star des Lakers a pu apprécier la prestation de Bronny, son fils aîné.

Dans les rangs du California Basketball Club, le joueur de 17 ans a fait le show sur le parquet de Nanterre 92, dont les 3.000 places se sont vendues en vingt-quatre heures, malgré une communication minimaliste autour de l’événement. Avec son maillot noir, enfilé sur un t-shirt blanc, le plus âgé de la fratrie James s’est distingué par son volume de jeu, sa qualité de dribbles, ses changements de rythme et sa précision au tir. Flanqué du n°0 (en hommage à Russell Westbrook, son idole), Bronny a terminé meilleur marqueur de la rencontre, à égalité avec le Français Bilal Coulibaly (25 points).

Un dunk monumental salué par son père

Et il s’est surtout offert l’un des highlights de la soirée en remontant tout le terrain pour aller claquer un dunk monumental, qui a mis le public en transe. Une action spectaculaire, saluée sur les réseaux par LeBron James, qui a regardé le match en direct sur ESPN 2 (preuve de l’énorme engouement autour de ces adolescents). Le quadruple MVP a partagé la vidéo du poster de son fils avec l’émoji d’une tête couronnée. Bronny (dont le parrain n’est autre que Chris Paul, le meneur des Suns) a également reçu les félicitations de ses jeunes partenaires, parmi lesquels sont frère cadet, Bryce Maximus James (15 ans), Justin Pippen, le fils de Scottie Pipen, ou Ashton Hardaway, celui de Penny Hardaway.

Présents en tribunes, Tyronn Lue, le coach des Clippers, a apprécié le spectacle, tout comme Nicolas Batum, le capitaine des Bleus, Victor Wembanyama, le grand espoir du basket français (dont le petit frère Oscar était de la partie) ou Hugo Ekitiké, le nouvel attaquant du PSG. Après avoir concédé sa cinquième faute de la rencontre, Bronny a dû abandonner ses partenaires dans le troisième quart temps. Et sa team s’est finalement inclinée 97-85. Pas de quoi ternir l’impression laissée par la vedette de Sierra Canyon, une école de Los Angeles, sponsorisées par Nike et réputée comme l’une des meilleurs des États-Unis.

Un garçon mature et respectueux

Comme la plupart des enfants de sportifs professionnels, Bronny a suivi son père durant sa carrière, de Cleveland à Miami. Avant d’intégrer le prestigieux établissement californien en 2018. Lorsque LeBron (qui l’a eu à 19 ans dans l’Ohio) a débarqué en patron au Staples Center. Dans le quartier de Chatsworth, à l’ouest de L.A., il a pu parfaire ses gammes au sein d’un environnement d’élite, en bénéficiant d’installations ultra-modernes et d’un accompagnement sur mesure. Il y a notamment côtoyé Zaire Wade, le fils de Dwyane Wade (trois ans de plus), qui l’a pris sous son aile. En renvoyant l’image d’un garçon respectueux et bien dans ses baskets, malgré l’effervescence (pas toujours bienveillante) qui l’entoure.

"Il veut juste être un gamin normal, nous confiait il y a deux ans son coach Andre Chevalier. Il garde la tête basse, il fait tout pour que l’attention se reporte sur ses coéquipiers, pour leur donner l’opportunité de briller. C’est un plaisir de le voir. Il est vraiment plus mature que son âge quand il s’agit de gérer toute l’attention qui est sur lui. Nous sommes excités à l’idée que Bronny soit dans notre école, pas seulement pour le basket mais aussi pour la façon dont il se comporte et celle dont il traite les gens."

Il peut envisager une solide carrière

Les témoins interrogés à l’époque par RMC Sport ont tous décrit un adolescent humble, travailleur, gentil et affectueux. Qui rend ses devoirs à l'heure et ne profite pas de son statut pour se la jouer grosse tête. Avec "un haut QI", selon son proviseur. Un caractère qui lui a permis de supporter une pression colossale dès son plus jeune âge.

Bronny James
Bronny James © Icon

Être le fils d’une légende n’est jamais simple, encore moins lorsqu’on marche sur ses traces. Même si Bronny n’a pas le talent de son père, qui faisait la Une de Sports Illustrated alors qu’il n’était qu’en première et cumule quatre bagues de champion NBA, il ne manque pas de qualités. Sans viser le Hall of Hame, il peut envisager une solide carrière. A condition de supporter l’agitation démesurée qui accompagne chacune de ses sorties.

Une exposition médiatique sans précédent

"Bronny va toujours être dans la lumière médiatique, c’est quelque chose qui ne va jamais le quitter, et quand on voit la façon dont il gère tout ça à son âge, on doit lui donner tout le crédit possible, nous expliquait son coéquipier Amari Bailey en 2020. Peu de gens auraient été capables de faire ça. C’est un gamin normal, humble. Et quand je dis gamin, ce n’est pas le cas car il gère déjà tout ça comme un adulte. Il est très marrant, loufoque, et il garde cette énergie chaque fois qu’il entre dans une pièce."

Sa ressemblance physique avec LeBron et sa volonté de percer dans le basket ne lui offrent de toute façon pas le droit à la tranquillité. Mais Bronny s’en accommode plutôt bien. Jusqu’à en faire une force. Très actif sur les réseaux sociaux, il cumule près de 6,5 millions d’abonnés sur Instagram et 5,5 millions sur Tik Tok. De quoi créer une hype sans précédent autour d’un joueur aussi jeune. Après avoir passé quelques jours à Paris, lors desquels il s’est rendu au Parc des Princes pour voir PSG-Montpellier en Ligue 1 (5-2) ou au musée du Louvre, Bronny James est attendu à Londres dès ce jeudi, pour un autre match de gala avec ses potes californiens.

Une dernière saison au lycée avant l’université

La délégation, encadrée par un staff pléthorique et un service de sécurité particulièrement vigilant, retournera ensuite sur la côte ouest des États-Unis. Le fils aîné de LeBron fêtera deux mois plus tard son 18e anniversaire (début octobre), avant d’entamer sa quatrième saison lycéenne. La dernière, prévue de novembre à mars 2023. Quelques semaines plus tard, il passera ses examens, dont les résultats seront rendus en juin.

Il sera alors temps pour Bronny de rejoindre une université puisqu’un joueur ne peut plus passer directement du lycée à la NBA, comme son père l’avait fait en 2003 (il n’aura de toute façon probablement pas le niveau). L’Ohio State, située à Colombus (à 220km au sud de Cleveland), lui a fait une offre. Tout comme l’USC (Université de Californie du Sud), basée près de Los Angeles.

LeBron James l’attend en NBA

Vu son nom et son potentiel, il aura l’embarras du choix. D’autant que Bronny James est programmé pour évoluer bientôt en NBA, dont il a déjà fréquenté certaines salles avec la Sierra Canyon School. LeBron l’a clairement annoncé: il souhaite terminer sa carrière sous le même maillot que son aîné. "Je jouerai ma dernière année avec mon fils, a fait savoir le King. Où Bronny ira, c'est là que j'irai. Je ferai tout ce qu'il faut pour jouer avec mon fils pendant un an. A ce moment-là, ce ne sera plus une question d'argent."

Pour joindre le geste à la parole, LeBron a prolongé son contrat avec les Lakers jusqu’en 2024. Une manière d’être libre de signer où il veut au moment où Bronny bouclera sa première année universitaire. En clair, l’équipe qui draftera le fils récupérera le père à moindre frais. Une aubaine dont les franchises NBA ne devraient pas se priver, même s’il est encore tôt pour savoir laquelle sera la plus intéressée par cette association familiale, qui va passionner toute la planète. Bien au-delà des adeptes de la balle orange.

Alexandre Jaquin (avec Alexandre Herbinet)