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Alaphilippe, en fin de contrat, ne compte pas changer d’équipe

Sous contrat jusqu’à la fin de la saison avec Deceunick-Quick Step, Julian Alaphilippe a confié, dans le RMC Sport Show, son désir de prolonger l’aventure avec l’écurie belge. Vainqueur de Milan-San Remo samedi, il est désormais en position de force pour négocier avec son manager Patrick Lefévère.

Julian Alaphilippe est un coureur fidèle. A ses caractéristiques, d’abord, lui qui refuse toujours de se laisser tenter par les premiers rôles dans les Grands Tours. A l’équipe professionnelle qui l’a lancé, aussi. Professionnel chez Quick Step depuis 2013, le Tricolore, déjà victorieux à sept reprises en 2019 dont samedi sur Milan-San Remo, est pour l'instant sans contrat professionnel au 1er janvier 2020. Une donnée qui ne doit pas l’inquiéter outre-mesure (c'est un euphémisme), lui qui sera à coup sûr sollicité par toutes les formations World Tour capables de le rémunérer à la hauteur de son brillant palmarès.

"Mon souhait, c’est de rester"

Mais ces appels du pied risquent de ne trouver aucun crédit à ses yeux. Le Saint-Amandois de 26 ans a ainsi confié, dans le RMC Sport Show, vouloir continuer avec la formation belge de Patrick Lefévère. "Mon contrat se termine à la fin de l’année. On n’a pas commencé à parler. Je sais que l’équipe souhaite me garder et moi, mon souhait, c’est de rester aussi", explique le meilleur grimpeur du dernier Tour de France.

"J’espère trouver un accord et qu’on pourra continuer comme ça. Je me sens très bien dans l’équipe, avec mes coéquipiers, avec le staff. La façon de travailler ensemble convient parfaitement à ce que je fais. J’espère que ça va aller dans le bon sens."

"Priorité absolue" pour Lefévère

Le puncheur tricolore va avoir l’avantage dans la négociation, surtout s’il la débute rapidement, dans la foulée de ce sacre majeur via Roma. Réputé dur en affaires, le manager de Deceunick-Quick Step et dénicheur de talents Patrick Lefévère s'était montré intransigeant avec le sprinteur Fernando Gaviria l'hiver dernier, finalement cédé à la formation UAE après des demandes salariales jugées impossibles à égaler. 

"Il n’y a pas que l’argent, a expliqué Patrick Lefévère sur RMC ce dimanche après-midi. Il y a les gens autour, l’équipe. Je pense qu’il sait très bien où il est, avec qui il travaille et ce qu’on peut encore réaliser avec lui. Si les différences sont trop grandes, on va prendre des décisions. Mais la priorité absolue est de le retenir." Si les deux parties ont le même but, les négociations semblent bien lancées.

PL