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Giro: la victoire finale pour Bernal, le dernier chrono pour Ganna

Le succès est total pour l'équipe Ineos Grenadiers avec la victoire finale d'Egan Bernal sur le Tour d'Italie. Son coéquipier Filippo Ganna, champion du monde de la discipline, a remporté le dernier contre la montre dans les rues de Milan, devant le Français Rémi Cavagna. A 24 ans, Bernal confirme son statut, oubliant ses problèmes de dos qui l'ont contraint à abandonner le dernier Tour de France, en septembre dernier.

Pour sa découverte du Tour d'Italie, Egan Bernal a tenu son rang et s'est offert ce dimanche, à l'occasion du contre la montre final, la victoire au classement général. Depuis sa prise de pouvoir au sommet de Campo Felice, au soir de la neuvième étape (où il avait empoché sa première victoire d'étape sur un Grand Tour), le Colombien n'a presque pas faibli.

La fête est totale ce dimanche à Milan pour l'équipe Ineos. Comme l'an passé, Filippo Ganna a remporté le chrono de clôture. En octobre dernier, c'était déjà l'un de ses coéquipiers, le Britannique Tao Geoghegan Hart, qui s'était imposé au général. Cette fois, le rouleur italien a connu une petite frayeur à deux kilomètres de l'arrivée, victime d'une crevaison. Mais si Rémi Cavagna aurait pu le battre, le champion de France du chrono a chuté à 400 mètres de l'arrivée, dans le dernier virage, terminant au final à 12 secondes de celui qui a signé sa cinquième victoire de suite sur un contre la montre du Tour d'Italie. Un record.

Bernal en maîtrise

Déjà vainqueur du Tour de France 2019, Egan Bernal ajoute, à 24 ans, le Giro à son palmarès. Le leader de l'équipe Ineos Grenadiers, qui a pu compter tout au long de la course sur le soutien précieux de ses coéquipiers dont son lieutenant Daniel Martinez en montagne, retrouve le fil de sa carrière. Lors du dernier Tour de France, en septembre dernier, Bernal quittait la course, impuissant, au matin de la 17e étape.

Perturbé par des douleurs au dos, Egan Bernal a connu une intersaison compliquée et des moments de doutes au cours des derniers mois. Mais ses problèmes semblent désormais bien derrière lui, avec ce triomphe sur le Giro devant le local Damiano Caruso, étonnant deuxième, à 33 ans, après l'abandon de son leader Mikel Landa, et Simon Yates.

Vainqueur ce lundi d'une deuxième étape à Cortina d'Ampezzo, au terme d'une journée marquée par la suppression de deux cols en raison des conditions climatiques, Egan Bernal n'a connu qu'une alerte au lendemain du deuxième jour de repos, mercredi à Sega di Ala, mis en difficulté par Simon Yates. Mais à l'image de la dernière arrivée au sommet ce samedi, à l'Alpe Motta, Egan Bernal est parvenu à gérer son avance pour devenir le deuxième Colombien de l'histoire, après Nairo Quintana en 2014, à triompher sur le Tour d'Italie.

Bardet 7e du général

Du côté de Romain Bardet, qui a disputé son premier Grand Tour avec sa nouvelle équipe DSM, le Français a terminé 7e du classement général, derrière Joao Almeida. Une performance honorable, pour celui qui a connu son meilleur jour ce lundi à Cortina d'Ampezzo, deuxième derrière Bernal, dans des conditions difficiles comme il les aime. A nouveau à l'attaque ce samedi, Bardet n'avait pas pu suivre Damiano Caruso dans les dernières rampes de l'Alpe Motta pour prétendre à la victoire d'étape.

Pour le cyclisme français, le bilan est plutôt satisfaisant, avec un succès d'étape pour Victor Lafay (Cofidis), vainqueur en baroudeur à Guardia Sanframondi, à l'occasion de la 8e étape. AG2R-Citroën a elle aussi décroché un bouquet grâce à l'Italien Andrea Vendrame et la Groupama-FDJ a porté le maillot rose pendant 3 jours grâce au Hongrois Attila Valter. Rémi Cavagna pourra lui regretter sa faute dans ce chrono à Milan, alors qu'il n'est pas passé loin de la victoire ce jeudi, repris dans le final par Alberto Bettiol après une tentative en solitaire.

Guillaume Lepère