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Tour de France: l'émotion d'Alaphilippe, qui dédie sa victoire à son père décédé

Vainqueur ce dimanche de la deuxième étape du Tour de France à Nice, Julian Alaphilippe a fondu en larmes à l'arrivée. Le nouveau porteur du maillot jaune a tenu à rendre hommage à son père décédé en juin.

Les dents serrées, les doigts vers le ciel au moment de franchir la ligne d’arrivée. Vainqueur ce dimanche de la deuxième étape du Tour de France, à Nice, Julian Alaphilippe a rendu hommage à son père Jacques, surnommé Jo, décédé en juin. Le Français de la Deceuninck-Quick Step a fondu en larmes après l’avoir emporté au sprint devant Marc Hirschi (Sunweb) et Adam Yates (Mitchelton-Scott).

"C'est toujours une émotion spéciale de gagner sur le Tour. Je n'ai pas gagné une course depuis le début de saison, j'ai continué à travailler, je suis resté sérieux. Je voulais dédier cette victoire à mon papa", a-t-il confié, très ému, après sa victoire.

Une émotion rappelant celle qui l’avait submergée le 17 juillet 2018 après avoir remporté sa première étape sur le Tour. "J’ai beaucoup pensé à ma famille. Mon père a des soucis de santé et me regardait derrière la télé. Ça m'a fait craquer parce que je suis allé loin dans la douleur pour aller la chercher celle-ci", avait-il alors confié.

Deux ans plus tard, c’est à nouveau à son père qu’Alaphilippe a pensé très fort en s’imposant après avoir été le premier à placer une attaque tranchante dans le col des Quatre Chemins. Sa cinquième victoire d’étape sur le Tour, déjà, depuis le début de sa carrière.

"Un maillot jaune, ça se défend"

Il s’empare en plus du maillot jaune de leader, qu’il avait porté pendant quatorze jours l’an dernier. "J'avais demandé à l'équipe de durcir le final, c'est ce qu'on a fait, il ne restait plus grand monde dans la dernière ascension, j'ai tout donné, je n'avais rien à perdre. Je voulais que ça tienne jusqu'à la flamme rouge, avec le vent de face, il ne fallait pas se louper. La victoire me manquait", a reconnu Alaphilippe, premier coureur français à porter le maillot jaune lors de deux éditions consécutives du Tour de France depuis Thierry Marie en 1990-1991.

Rêve-t-il d’une nouvelle épopée en jaune? "Je vais réfléchir au jour le jour. Un maillot jaune, ça se défend et ça se respecte. Je vais tout donner, mais il faut rester lucide. En arrivant, l’objectif n’était pas le classement général et ça n’a pas bougé. Mais, ce qui est sûr, c’est que je vais tout faire pour le garder", a-t-il promis au micro de France 2.

Sauf mésaventure ou énorme surprise, il devrait le garder au moins une journée supplémentaire, la troisième étape programmée dimanche entre Nice et Sisteron ne présentant pas un profil montagneux.

RR