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Tour de France: ce que risque la spectatrice qui a causé une énorme chute avec sa pancarte

La spectatrice responsable de la chute survenue sur la première étape du Tour de France s'est présentée d'elle-même à la gendarmerie, ce mercredi, puis a été placée en garde à vue. Elle risque jusqu'à deux ans de prison.

Il aura fallu attendre quatre jours entre l’appel à témoins lancé pour la retrouver et le moment où elle a fini par se rendre d’elle-même aux gendarmes. La spectatrice responsable de la lourde chute survenue samedi sur la première étape du Tour de France s’est présentée ce mercredi aux gendarmes de Landerneau (Finistère), avant d'être placée en garde à vue.

Une enquête judiciaire avait été ouverte contre cette femme de nationalité française, qui avait brandi sur le bord de la route une pancarte avec écrit "Papi et mamie" en allemand ("Opi" et "omi"), à une cinquantaine de bornes de l’arrivée.

Jusqu'à deux ans de prison

L'Allemand Tony Martin (Jumbo-Visma) n’avait pas pu l’éviter et avait entraîné au sol, par un effet domino, plusieurs coureurs. Pris dans cette énorme chute, l'Allemand Jasha Sütterlin (DSM) et le grimpeur espagnol Marc Soler (Movistar) ont été contraints à l’abandon. Le geste de cette spectatrice ne sera pas sans conséquences. Elle risque 1.500 euros d'amende pour blessures involontaires avec incapacité temporaire de travail (ITT) de moins de trois mois. Mais si la notion de mise en danger de la vie d'autrui est retenue, elle risque deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

Auprès de la presse espagnole, Marc Soler a lui fait savoir ce mercredi qu'il pourrait se tourner vers la justice. "Je ne sais pas ce que je vais faire, j'envisage de porter plainte contre la spectatrice, car c'est tout un Tour gâché et je ressens beaucoup de colère", a indiqué l'ancien vainqueur de Paris-Nice (2018).

RR avec BFMTV