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Tour de France: la grande émotion de Cavendish, vainqueur après cinq ans de disette

Vainqueur de la 4e étape à Fougères ce mardi, cinq ans après sa dernière victoire sur le Tour de France, Mark Cavendish n'a pas caché son émotion une fois la ligne d'arrivée franchie.

La dernière fois qu'il avait levé les bras sur la Grande Boucle, c'était le 16 juillet 2016, à Villars-les-Dombes. Depuis, Mark Cavendish avait accumulé les galères, enchainant une bataille contre le virus d'Epstein-Barr puis une dépression. Débarassé de tous ses maux, le Britannique a renoué avec la victoire sur le Tour de France, en s'imposant ce mardi sur le Tour de France, à Fougères. Un 152e succès en carrière très symbolique, mais surtout chargé d'émotion.

"Être ici, c'est spécial"

À peine la ligne d'arrivée franchie, Cavendish, qui a tout de suite su qu'il l'avait emporté, a fondu en larmes. Le natif de l'Île de Man a tout de suite été félicité par son équipe, la Deceuninck Quick-Step, et notamment par Julian Alaphilippe, avec qui il a échangé une longue accolade. Il a ensuite été raconté toute sa joie aux journalistes présents : "Je suis très heureux. Le Tour, c'est le Tour. C'est ma vie."

"Je ne sais même pas quoi dire. Juste être ici, c’est déjà spécial, vous savez ? Je pensais ne jamais revenir sur cette course", a confié le Britannique, qui n'était initialement pas sélectionné par son équipe pour le Tour, mais qui a profité de la blessure de son coéquipier Sam Bennett. "Les étoiles se sont alignées. Je n'ai jamais voulu que de mauvaises choses arrivent aux autres, mais après l'an passé, c'est bon d'avoir de la chance et la santé."

Un remerciement spécial à Alaphilippe

Le "Cav'" a aussi été très élogieux envers le collectif belge. "Toute l'équipe a été en feu. On ne savait même pas si on allait rattraper Van Moer à la fin. [...] Et c'est là qu'on voit ce qu'est une équipe : le maillot vert et champion du monde Julian Alaphilippe arrive et rattrape l'échappée en donnant tout. Plein de personnes ne croyaient pas en moi, mais ces gars-là, si."

"C'est un animal spécial, on peut le dire, s'est enflammé Patrick Lefevere, son directeur sportif, que Cavendish a directement contacté à l'intersaison pour rejoindre son équipe. Il m'avait déjà demandé il y a quatre ans de rejoindre Quick-Step et je lui ai dit d'attendre le bon moment. C'était le bon moment."

Corentin Parbaud Journaliste RMC Sport