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Tour de France: Merckx refuse les comparaisons avec Cavendish

S'il se dit admiratif de Mark Cavendish dans un entretien au Parisien, Eddy Merckx ne comprend pas que des comparaisons puissent être établies avec le Britannique, qui vient d'égaler son record de 34 victoires d'étapes sur le Tour de France.

Mark Cavendish et Eddy Merckx ont (au moins) deux points communs. Ils ont tous les deux remporté 34 victoires d’étapes sur le Tour de France. Et ils refusent tous les deux qu’on les compare.

"On ne peut jamais comparer les coureurs à Eddy Merckx. Il restera toujours le plus grand cycliste de tous les temps. C'est une référence, une sorte d’icône. Moi j'ai gagné sur des sprints massifs la plupart du temps. Je ne crois pas qu'on puisse se comparer à Merckx", a commenté le Britannique (36 ans), ce vendredi, après avoir égalé le record du "Cannibale", grâce à son succès à Carcassonne lors de la 13e étape. Ça tombe bien, Merckx (76 ans) est du même avis.

"J’ai beaucoup d’admiration pour lui"

"Ne me comparez pas à Cavendish, s’il vous plaît, car cela ne signifie rien", a-t-il réagi dans une interview donnée au Parisien. Difficile de leur donner tort. D’un côté, Merckx a obtenu ses 34 victoires sur tous les terrains, tout en portant le maillot jaune 96 fois et en décrochant au passage cinq Tours de France entre 1969 et 1975, rien que ça. Cavendish, lui, s’est toujours imposé de la même manière, en réglant des sprints, depuis ses débuts sur la Grande Boucle en 2007 avec la T-Mobile. Deux étapes à venir, du côté de Libourne (16 juillet) et bien sûr à Paris (18 juillet), pourraient lui permettre de détenir seul le record de victoires, à condition de digérer les Pyrénées.

Pas de quoi faire trembler Merckx. "Il peut gagner 35 ou 36 étapes s’il le veut, cela ne change rien pour moi. Je crois vraiment que cela n’a rien à voir, non ? (…) Mais je suis très content pour lui car c’est un très grand coureur. Et quand on voit d’où il revient, après des années pénibles, chapeau ! J’ai beaucoup d’admiration pour lui. C’est fort ce qu’il a réussi", a souligné le champion belge dans son entretien au Parisien, convaincu que "cela ne veut rien dire de comparer les générations".

RR