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Tour de France: Mohoric agacé "d'avoir été traité comme un criminel"

Vainqueur ce vendredi en solitaire de la 19e étape du Tour de France, Matej Mohoric est revenu sur la perquisition policière qui a concerné son équipe Bahrain Victorious. Le Slovène a regretté d'avoir été traité "comme un criminel".

Matej Mohoric n'a "rien à cacher". Déjà vainqueur au Creusot lors de la septième étape du Tour de France, après un numéro en solitaire, le Slovène a trouvé à nouveau la faille ce vendredi lors de la 19e étape. Mais entre-temps, Mohoric et ses coéquipiers ont fait l'objet d'une perquisition policière ce mercredi soir, à leur hôtel à Pau.

Issu de l'échappée matinale ce vendredi, Mohoric a été repris par un groupe de 20 coureurs à 100 kilomètres de l'arrivée. Mais le coureur de 26 ans avait encore des forces pour sortir dans le final, à plus de 25 kilomètres, et s'imposer à nouveau en solitaire.

"Compliqué de voir un policier fouiller votre chambre"

"Je ne peux pas y croire. On voulait être dans l'échappée, surtout s'il y avait plus de 7 coureurs. On pensait que ça allait être pour les sprinteurs. Je me suis dit que c'était intéressant quand j'ai vu le départ. J'avais de très bonnes jambes, a commenté Mohoric lors de son interview d'après-course, en zone mixte. Je ne renonce jamais, j'ai gardé un peu d'énergie quand le contre est revenu. Sur la ligne, j'ai pensé aux derniers événements."

"Je n'ai jamais vu personne faire quelque chose d'illégal. J'ai la conscience tranquille en ce qui me concerne. Si quelqu'un doit fouiller mes affaires ou mon téléphone, je l'accepte tant que mon innocence est avérée", a-t-il insisté.

Le parquet de Marseille avait ouvert une enquête préliminaire le 3 juillet dernier à l'encontre de la formation Bahrain Victorious, où se trouve Mohoric, pour des "chefs d’acquisition, transport, détention, importation d’une substance ou méthode interdite aux fins d’usage par un sportif sans justification médicale ".

Les enquêteurs de l’Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et la Santé Publique (OCLAESP) ont fait irruption à l'hôtel de la Bahrain Victorious mercredi, à Pau, pour fouiller le bus de l'équipe et les chambres des coureurs et du staff. Des fichiers ont notamment été saisis. "On m'a traité comme un criminel, a déploré Mohoric. Pour moi, ça montre qu'on a été contrôlés et que rien n'a été trouvé. C'est quand même compliqué de voir un policier fouiller dans votre chambre. Vous pensez à votre famille et vos amis. Je n'avais rien à cacher. Ils peuvent fouiller, ce n'est pas un problème."

Le parquet de Marseille avait précisé néanmoins que ces "opérations réalisées ne présagent en rien de l’existence d’infractions pénales", demandant aussi de respecter "l'innocence présumée" des coureurs concernés. Bahrain Victorious avait indiqué de son côté avoir "collaboré" avec les enquêteurs. "Cela m'a donné de la détermination", a conclu Matej Mohoric, pas perturbé par les soupçons qui entourent son équipe.

GL