RMC Sport

Tour de France : Van Avermaet en jaune, Contador dans le dur, Nibali équipier… ce qu’il faut retenir de la 5e étape

Greg Van Avermaet

Greg Van Avermaet - AFP

Le Belge Greg Van Avermaet a endossé le maillot jaune ce mercredi au terme de la 5e étape du Tour de France, qu’il a remportée en solitaire et qui a été marquée par les difficultés d'Alberto Contador. Vincenzo Nibali, lui, a déjà laissé le leadership de l’équipe Astana à Fabio Aru.

Le coup double de Van Avermaet

Greg Van Avermaet avait déjà triomphé l’an passé sur le Tour de France, à Rodez (13e étape). Mais son succès de ce mercredi a un tout autre retentissement. Habitué des deuxièmes places, le Belge a cette fois-ci franchi la ligne d’arrivée en premier au Lioran, en terminant en solitaire une journée qu’il a passée parmi les échappés, après avoir lâché son compatriote Thomas De Gendt à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée. Une victoire qui lui permet en plus de prendre la maillot jaune à Peter Sagan. Van Avermaet (BMC) possède 5’11’’ d'avance sur le Français Julian Alaphillipe et 5’13’’ sur Alejandro Valverde. Il prend également le maillot à pois. Carton plein !

A lire aussi >> Revivez la 5e étape 

Contador lâche encore du temps

Ce début de Tour de France est décidément un cauchemar pour Alberto Contador. Après être tombé lors des deux premières étapes et avoir lâché une quarantaine de secondes sur ses rivaux pour la victoire finale, l’Espagnol a encore connu une journée galère. Incapable de suivre le rythme imprimé par les Movistar dans la montée du Col de Font de Cère, le « Pistolero » a terminé cette étape avec 23 secondes de retard sur le groupe des favoris. Il pointe à la 25eplace du général, à 1’21’’ de Froome et à 6’38’’ de Van Avermaet.

Tout est clair chez Astana

Maintenant c’est sûr, il n’y aura pas de guerre des chefs chez Astana. Il aura fallu d’une seule étape de moyenne montagne pour que Fabio Aru soit confirmé comme le leader de l’équipe kazakhe. Huitième du général, l’Italien est dans le même temps que tous les autres favoris à la victoire à Paris. C’est loin d’être le cas de Vincenzo Nibali, vainqueur du Tour en 2014 mais seulement 68e de l’étape, à 13’45’’ du vainqueur. « On a dit que Vincenzo venait pour aider Fabio Aru, a répété Alexandre Vinokourov, le manager d’Astana, après l’arrivée. C’était une journée dure pour tout le monde. Avec les premières chaleurs, on a eu mal partout. J’espère que ce sera notre plus mauvaise journée pour nous. Fabio a gardé le sourire, c’est important. » Il aura un équipier de luxe pour l’épauler.

A lire aussi >> Tour de France (4e étape) : Coquard, quelques millimètres pour une immense déception

AA