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Stade de France, Trapp, Deschamps : les tops et les flops d’UEFA Euro 2016

L’Euro, c’est dans un peu plus d’un mois. Mais grâce à Konami, le championnat d’Europe des nations, qui se déroulera en France du 10 juin au 10 juillet, c’est déjà tout de suite et quand vous voulez dans votre salon grâce au jeu officiel de la compétition, UEFA Euro 2016. Est-il à la hauteur du plus grand événement football de l’année ? RMC Sport Gaming vous livre son test.

Sorti il y a plus d’un mois en version téléchargeable – uniquement pour les possesseurs de PES 2016 – et il y a maintenant deux semaines en version boite -, le jeu officiel de l’Euro se veut le digne prolongement sur nos écrans de la compétition. Mais ce dernier mérite-t-il vraiment de nous bouger du fond de notre canapé et de bousculer nos soirées chips-pizza-bière-soda ? Peut-il nous faire vibrer, comme on l’espère, le fera la bande à Antoine Griezmann ? Autant de réponses auxquelles RMC Sport Gaming va tenter de répondre.

TOPS

C’est pas cher

Oui, c’est un fait : UEFA Euro 2016 coûte 30 euros. Pas un de plus (si oui, portez aussitôt réclamation), ni un de moins. Un prix judicieux, qui tranche avec un passé pas si lointain où le jeu officiel d’une grande compétition atteignait – quand il ne les dépassait pas d’ailleurs – la cinquantaine d’euros. Cette petite somme s’explique aussi par la baisse de prix générale du jeu initial, PES 2016, dans les bacs depuis le mois de septembre. Un top assurément, d’autant qu’entre l’achat du maillot de Griezmann, votre éventuel craquage de dernière minute pour un billet pour la finale et le budget pizza-coca, votre porte-monnaie ne s’en portera que mieux. Enfin, on aurait tort de se priver d’UEFA Euro 2016 à ce prix-là puisqu’il s’agit d’un jeu deux en un : outre le mode Euro, on retrouve l’intégralité de PES 2016, ses modes de jeu phares (My Club, Ligue des Masters et Divisions) et la possibilité de jouer avec des clubs. Utile en cas d’overdose aigüe des Bleus.

Oh la jolie plastique de Gareth Bale...
Oh la jolie plastique de Gareth Bale... © DR

C’est très beau

On peut débattre cent ans – même si clairement, on ne les a pas – de la supériorité de FIFA sur PES. Mais s’il y a bien encore un secteur dans lequel le jeu de Konami est toujours indiscutable, c’est la modélisation des joueurs. Histoire d’accompagner comme il se doit le jeu officiel de l’Euro, Konami a rallumé les fourneaux pour nous servir une nouvelle cuvée de visages, tous aussi réussis les uns que les autres. Exemple : mesdames, sachez que Kevin Trapp est bien plus beau dans UEFA Euro 2016 qu’il ne l’était dans PES 16. Précisons également que la note de bon nombre de joueurs a été revue à la hausse, évidemment dans un souci d’authenticité.

On s’y croirait…

Le générique officiel de la compétition qui rythme chacune des phases importantes de la compétition (phase de poules, tableau final, finale). L’habillage officiel du jeu. Sans compter l’authentique incrustation des scores, des noms des joueurs et des cartons : oui, Konami a bien soigné son jeu pour en faire un dérivé crédible de l’Euro 2016. Et puis, jeu officiel oblige, ce sont avec les vrais groupes que l’on débute la compétition. Groupes que l’on pourra corser en les modifiant selon ses envies. Et ça, aussi, c’est appréciable.

Que serait un Euro sans Cristiano Ronaldo ?
Que serait un Euro sans Cristiano Ronaldo ? © DR

FLOPS

… mais en fait, pas totalement 

Mais une fois qu’on a gratté un peu le fond, on tombe très vite de haut. Certes, on ne reprochera pas à Konami de ne pas avoir inclus l’hymne officiel de la compétition, que révélera David Guetta dans quelque temps. Mais on aurait aimé avoir de vraies cinématiques, avec des moments ou des joueurs marquants de l’histoire de l’Euro, pour dynamiser un mode finalement très froid et impersonnel. Sorti de l’habillage officiel, on retrouve exactement le système de navigation que celui du jeu initial, PES 2016. Et manette en main, le ressenti est le même. Aucune évolution majeure ne se fait ressentir. Ni d’extension en ligne, avec la possibilité de vivre la campagne avec ses potes. On n’espérait pas une révolution. Mais au moins un avant-goût de ce que sera la cuvée 2017 du prochain PES.

Ça manque quand même de licences

Oui, le ballon officiel est bien présent. Oui, les 24 équipes sont là. Mais seulement quinze d’entre elles bénéficient de leur tout dernier maillot, ce qui fait un peu désordre, forcément, pour LE jeu de la compétition. Enfin, si on se réjouit d’avoir le Stade de France, on déplore le fait de ne pas avoir quelques-unes des autres enceintes de la compétition, ce qui aurait garanti une meilleure immersion au joueur. Sans compter qu’on n’a même pas droit à un petit coucou de Super Victor, la mascotte.

S'il est bien estampillé Euro 2016, le menu de jeu est la copie conforme de celui de PES 2016
S'il est bien estampillé Euro 2016, le menu de jeu est la copie conforme de celui de PES 2016 © DR

On ne peut pas jouer les Didier Deschamps

Enfin, notre dernier flop concerne un des éléments du contenu du jeu. Il s’agit des effectifs, pas encore mis à jour (ils le seront pour le début de la compétition). Si ce détail peut passer – après tout, Didier Deschamps n’a pas encore annoncé sa liste des 23 – on aurait aimé jouer les sélectionneurs en herbe et faire notre propre liste. Un souhait que ne semblent pas avoir pris en compte les équipes de développement de Konami. Et c’est bien dommage.

EN BREF

On reste clairement sur notre faim en jouant à UEFA Euro 2016. Pas en termes de sensations de jeu, puisque la jouabilité est exactement la même que celle proposée par PES 2016, que l’on pourra découvrir ou redécouvrir puisqu’il est également inclus dans cette version boite. Elle ne déstabilisera donc pas le connaisseur mais le frustrera peut-être, à un moment de l’année où il aurait aimé avoir un peu de nouveauté. Mais c’est surtout le contenu Euro, somme toute assez léger, qui déçoit le plus. Plus de licences, ainsi que des petites prises de risques (cinématiques, gestion des équipes) auraient garanti une meilleure immersion au joueur. Mais, une fois le vrai Euro lancé, et compte-tenu de son prix rikiki, UEFA Euro 2016 ne devrait pas, quand même, trainer trop loin de votre console de jeu vidéo.

Alix Dulac Journaliste RMC Sport