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Bayern: mercato en demi-teinte, tensions en interne... Vers la fin de l'hégémonie bavaroise?

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Septuple vainqueur de la Bundesliga, le Bayern semble - cette fois - s'avancer avec plus d'incertitudes à l'aube de cette nouvelle saison. Défaite en supercoupe d'Allemagne, échecs sur le mercato, doutes sur le coach Niko Kovac... L'hégémonie bavaroise va-t-elle être remise en cause?

Quel sera le visage du Bayern Munich version 2019-2020 ? Le match d'ouverture de la Bundesliga entre les Bavarois et le Herta Berlin vendredi (20h30) devrait permettre d'apporter un premier élément de réponse, après un premier test concluant ce lundi en coupe d'Allemagne (3-1 contre l'Energie Cottbus) et un autre plus compliqué en supercoupe (défaite 2-0 contre Dortmund). Car les questions autour du Bayern sont nombreuses cet été, sur comme en dehors du terrain.

Un mercato loin d'être flamboyant

Si le club munichois vient d'officialiser la signature d'Ivan Perisic, il a longtemps cherché à se renforcer sur le plan offensif. Et longtemps en vain. Callum Hudson-Odoi (Chelsea) et Leroy Sané (Manchester City) ont squatté les premières pages des journaux allemands de longues semaines, sans pour autant aboutir à des signatures concrètes. De quoi provoquer la réaction de l'un des fers de lance bavarois en attaque, Robert Lewandowski: "Je pense que nous avons besoin de trois nouveaux joueurs", lâchait-il la semaine dernière. "Nous avons perdu Franck Ribery, Arjen Robben et James Rodriguez et pour l'instant nous n'avons pas eu de nouvelle recrue dans ce secteur de jeu". L'arrivée de l'international croate modifie un peu la donne. Le recrutement anticipé de Benjamin Pavard (35 millions d'euros) mais surtout celui de Lucas Hernandez (80 millions d'euros) ont aussi mis un bon coup à l'enveloppe transfert du club.

L'heure de la revanche pour Dortmund?

25, 19, 10, 10, 15, 21... et 2. Les points d'avance du Bayern lors de ses 7 derniers titres de champions illustrent une courbe relativement stable. Tout du moins jusqu'à l'année dernière. Bousculés jusqu'au bout par une séduisante équipe de Dortmund, les Bavarois n'ont été titrés qu'à l'issue de la dernière journée. Simple inquiétude ou vrai déclin? En tout cas la défaite lors de la supercoupe d'Allemagne début août face aux hommes de Lucien Favre a permis d'étoffer la seconde hypothèse, d'autant que les Munichois restaient sur trois succès consécutifs dans la compétition. Une revanche pour les Borussen qui marchent à leur tour sur les pas du Bayern en termes de stratégie de recrutement. Habitués à faire leur marché en Allemagne sur de jeunes joueurs prometteurs, les Bavarois voient le club de la Ruhr suivre la même logique cet été : les arrivées de Julian Brandt (Leverkusen), Nico Schulz (Hoffenheim) ou Thorgan Hazard (Mönchendgladbach) en sont le symbole. Le retour à Dortmund de Mats Hummels, transfuge du Bayern, est lui aussi à souligner.

Niko Kovac toujours aussi contesté

Depuis son arrivée sur le banc bavarois en avril 2018, Niko Kovac n'a pas été épargné. Sa relation avec Karl-Heinz Rummenigge, le président du conseil d'administration du Bayern, est présentée comme particulièrement froide. Ce dernier aurait préféré voir Thomas Tuchel comme entraîneur principal, mais il avait dû s'incliner devant le choix d'Uli Hoeness, le président du club, de débaucher le coach de l'Eintracht Francfort, ancien joueur de la maison. Le rapprochement au classement du rival Dortmund vient lui aussi ajouter de la pression sur les épaules du manager croate. Pour l'instant, il l'a toujours supporté. Mais si les résultats ne sont pas à la hauteur en début de saison, celle-ci pourrait se faire encore plus forte pour Kovac, qui ne trouverait alors plus beaucoup de soutien pour le défendre cette fois.

CP