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Copa America: le Brésil triomphe à domicile grâce à Everton et Gabriel Jesus

Sur son sol, le Brésil a remporté ce dimanche la neuvième Copa America de son histoire en dominant le Pérou en finale (3-1), au Maracana. Le premier sacre depuis 2007 pour la Seleçao, privée de Neymar mais qui s'est trouvé un nouveau chouchou avec Everton.

Ses dribbles et pointes de vitesse ont fait des merveilles sur le côté gauche ce dimanche, lors de la finale de la Copa America remportée par le Brésil contre le Pérou (3-1), dans le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro. Le public brésilien n'avait pas Neymar (blessé à la cheville durant la préparation) pour s'enflammer. Mais a trouvé une nouvelle pépite avec Everton. 

Le joueur de Gremio, qui pourrait bien pointer le bout de son nom dans la rubrique rumeurs de transfert durant les prochaines semaines, a ouvert le score à la 15e minute, merveilleusement servi par Gabriel Jesus après un dribble endiablé. L'attaquant de 23 ans signait ainsi son troisième but de la compétition. Et entamait un festival. 

Jesus en feu... puis exclu

Il aura marqué les esprits et son passeur aussi. Gabriel Jesus, sorti d'une saison très délicate du côté de Manchester City (tant sur le terrain que pour des raisons personnelles), a porté le secteur offensif de la Seleçao, face à des Péruviens dépassés bien que généreux. Et s'est trouvé récompensé juste avant la pause, en remettant les Brésiliens devant d'un tir croisé (45e+3), alors que le Pérou, tombeur du Chili, venait d'égaliser par Paolo Guerrero (44e). Deux buts sur les deux tirs cadrés brésiliens de la première période.

Une efficacité qui va avec la domination assez impressionnante de la sélection de Tite, devant son public. Mais les Péruviens y auront cru, notamment à la 70e, avec l'expulsion de Jesus après un deuxième carton jaune, pour une charge à l'épaule sur un adversaire. Aidée par un Alisson Becker solide, la Seleçao a tenu... avant de souffler de soulagement à la 90e, après le penalty transformé par Richarlison pour une faute de Carlos Zambrano.

Un trophée sans Neymar

Pas de Neymar certes, mais un premier sacre en Copa America depuis 2007 pour le Brésil (le neuvième au total), qui assure finalement l'essentiel à domicile. Et fait taire les critiques, notamment celles nées de la sortie de Lionel Messi sur l'arbitrage de la demi-finale contre l'Argentine (2-0). Les Brésiliens gagnent sans leur star. Difficile de dire si la situation est durable. Mais elle ne manque pas d'enseignements.

A.Bo