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"La Coupe de France n'est pas morte", Maracineanu rassure après la sortie de Castex

La sortie du Premier ministre Jean Castex, mercredi matin sur l’antenne de BFM TV, a jeté un très coup de froid sur le football français concernant l’avenir de la Coupe de France. Au micro de RMC Sport, la ministre déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu, a souhaité désamorcer la situation.

Un avenir très flou pour la 104e édition de la Coupe de France. Déclarée "morte" par le Premier ministre Jean Castex, lors de son passage dans "Bourdin Direct" mercredi matin sur BFM TV, la compétition organisée par la Fédération Française de Football (FFF) pourrait se dérouler dès le début de l’année 2021. C’est en tout cas le souhait de la ministre déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu.

En marge de la présentation des mesures concernant la "Stratégie Nationale Sport et Handicaps", la ministre a évoqué au micro de RMC Sport l’avenir de la compétition. "Le sport doit reprendre progressivement, affirme-t-elle. Le protocole doit être adapté et aujourd’hui il ne permet pas de pratiquer le football tel qu’on le connaît pour les sportifs et les clubs amateurs. C’est pourquoi le Premier ministre a annoncé que, d’ici la fin de l’année, il n’y aura pas de Coupe de France. Quand ça va reprendre en janvier, on reprendra progressivement. On travaillera main dans la main avec la FFF. S’il faut adapter le format de la compétition, on le fera. Tout dépend de l’échéance avec laquelle on pourra reprendre. La Coupe de France n’est pas morte en elle-même, mais évidemment pour cette fin d’année 2020, elle est à l’arrêt, comme beaucoup de sports en France."

Le scénario de l’annulation est donc écarté par la ministre déléguée chargée des Sports. En revanche, une adaptation du format de la compétition reste possible. La FFF doit trouver des dates pour placer les 6e, 7e et 8e tours, et les 32e de finale qui auraient dû se tenir les 2 et 3 janvier. Les matchs en retard du 5e tour pourraient être organisés dès le premier week-end de janvier. Tout dépendra de la reprise des entraînements pour les clubs amateurs.

Depuis 1918, la Coupe de France n’a jamais connu de coup d’arrêt. Même pendant la Seconde Guerre Mondiale, la compétition a continué. En 1992, après la tragédie de Furiani, le palmarès est resté vierge mais l’ensemble des matchs s’étaient déroulés jusqu’aux demi-finales. Un arrêt de la compétition dans les prochaines semaines serait un nouveau coup dur pour les finances des clubs français. Les clubs amateurs sont souvent très dépendants des recettes de la Coupe.

Du public dans les stades dès le 15 décembre?

Autre sujet important pour le sport français, la présence des spectateurs dans les stades. Le retour des fans dans les enceintes sportives est envisagé à la mi-décembre. Une décision très attendue par les clubs professionnels, tant au niveau financier qu’au niveau de l’animation pure. Roxana Maracineanu discute actuellement avec les acteurs du sport, pour établir un protocole sanitaire applicable dès le 15 décembre dans les arènes sportives. 

"Comme le Premier ministre l’a annoncé sur votre antenne mercredi, la porte est ouverte pour pouvoir avoir un arbitrage positif afin d’avoir du public dans les stades, indique la ministre. Avec des distanciations qui sont celles des 8 m² autour de chaque spectateur. On part plutôt dans une logique d'autoriser un pourcentage en fonction de la grandeur du stade. Il faut y aller progressivement. Effectivement, on travaille pour que ça soit possible à partir du 15 décembre dans les stades en plein air."

L’idée de la jauge adaptée, demandée par de nombreux dirigeants, est donc envisagée. Ce pourcentage d'occupation maximal serait déterminé en fonction de la capacité du stade et évoluera avec la situation sanitaire du territoire.

N.Pelletier