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Le Graët, fier de son bébé

La finale de la Coupe de la Ligue oppose samedi le PSG à Lens

La finale de la Coupe de la Ligue oppose samedi le PSG à Lens - -

Président de la Ligue de football professionnelle (LFP) lors de la création de la Coupe de la Ligue en 1995, Noël Le Graët est fier de ce qu’est devenue sa compétition.

Si la Coupe de la Ligue est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, elle le doit en partie à l’ancien président de la LFP (ex LNF) Noël Le Graët. Car avant 1995, la Coupe de la Ligue n’était qu’une simple compétition estivale qui permettait aux équipes françaises de meubler les longues périodes lors de l’Euro et la Coupe du Monde. Cette compétition n’avait donc aucune ressemblance avec celle qui a été mise en place en 1995.

C’est à cette date que la Coupe de la Ligue "nouvelle version" fait son apparition. Une coupe réservée aux clubs professionnels (L1, L2 et certains clubs de National) qui, au fil des années, a su se forger une réelle importance auprès des équipes participantes. « A la base, le but était de copier un petit peu l’Angleterre, confie l’ancien président de la LFP Noël Le Graët. Le football anglais avait une coupe de très belle envergure. Aujourd’hui, je crois que la Coupe de la Ligue française n’a rien à lui envier. »
Depuis sa création en 1995, la Coupe de la Ligue a connu dix vainqueurs différents. Bordeaux, Strasbourg et le PSG sont les seuls clubs à l’avoir remporté à deux reprises.

Samedi soir, le Paris Saint-Germain pourra d’ailleurs remporter le trophée pour la troisième fois de son histoire à l’occasion de la finale contre Lens au Stade de France, la quatorzième de l’histoire. « Je suis vraiment ravi car la première année, c’était difficile de remplir le Parc des Princes pour la finale, ajoute l’ancien président de la LFP. Il y avait beaucoup de critiques sur cette coupe. La deuxième année, ça allait déjà beaucoup mieux. Et puis en 1998 nous avons rempli le Stade de France et là j’ai compris que c’était gagné. Les clubs aiment, le public aime, et le stade sera une nouvelle fois plein demain (samedi). »

Quant aux détracteurs de la Coupe de la Ligue, qui sont de moins en moins nombreux, Noël Le Graët avance des arguments choisis. « Ils étaient nombreux en 1995 lorsqu’on a lancé cette compétition. Aujourd’hui, je n’en connais pas. Je me rappelle d’un exemple frappant. Lorsque l’OL remporte la coupe (en 2001), j'ai vu Jean-Michel Aulas au perron de la mairie avec le peuple de Lyon à ses pieds. Et puis l’impact de cette coupe est fantastique. La finale entre le PSG et Lens est une affiche entre deux grands noms, mais qui ne sont pas pour autant leaders du championnat. Ils ont l’occasion de se refaire une santé avec une qualification en Coupe de l’UEFA à la clef. La Coupe de la Ligue remplit donc complètement sa mission », conclut-il.

Forcément décriée au sein d’un calendrier toujours plus chargé, la Coupe de la Ligue a pourtant su se faire une place dans la saison, le tout en moins de quinze ans. La perspective d’une qualification européenne, mais aussi d’une rentrée pécuniaire conséquente, est une source de motivation supplémentaire. Nombreuses étaient les équipes à aligner une équipe bis pour la Coupe de la Ligue il y a quelques saisons, elles sont aujourd’hui très rares voire inexistantes. Un succès populaire pour une compétition qui se joue pourtant en semaine jusqu’au stade des demi-finales. L’histoire de la Coupe de la Ligue est encore en marche.

La rédaction - Alban Lepoivre