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Coupe du monde 2018: la vidéo débarque pour la première fois, et on vous explique tout

L’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) va être utilisée en Russie pour la toute première fois de l’histoire de la Coupe du monde. Une technologie qui ne sera disponible que sous certaines conditions. Explications.

Une révolution dans le monde du football. Pour la première fois dans une grande compétition internationale, l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) sera utilisée lors de la Coupe du monde 2018, qui débute ce jeudi avec le match d’ouverture Russie-Arabie saoudite (17h). Joueurs et supporters ne devront pas exulter trop vite, car des buts pourraient désormais être invalidés avec l'apparition de cet outil technologique.

Quatre cas de figure pour l’utilisation de la vidéo

Néanmoins, cette aide à l’arbitrage ne pourra être utilisée que dans quatre cas de figure précis: validation ou annulation d’un but en cas de doute sur un fait de jeu (faute, hors-jeu…), attribution ou non d’un carton rouge à l’encontre d’un joueur, analyse d’une action dans la surface de réparation pour savoir si elle vaut penalty ou non, et correction de l’identité d’un joueur sanctionné par erreur.

La vidéo peut intervenir à la demande de l’arbitre central, ou de ses assistants. En cas de doute, l’arbitre de terrain pourra même directement aller consulter les images sur un écran en bord de terrain. Un dispositif déjà testé notamment dans les championnats d’Allemagne ou d’Italie la saison dernière. Lors de chaque rencontre, quatre arbitres vidéos installés dans une salle spéciale épauleront l’arbitre central avec micro et oreillettes.

Des messages d’information diffusés sur les écrans géants des stades

Principale évolution de la VAR en Russie par rapport aux tests effectués ces derniers mois, les spectateurs au stade ne seront plus laissés pour compte et dans l’ignorance. Des messages d'explication seront diffusés, ainsi que la décision de l'arbitre finale: but, pas but, hors-jeu etc. Mais "aucun ralenti ne sera diffusé avant la prise de décision. On ne veut pas que l'arbitre soit influencé par la foule", précise tout de même Sebastian Runge, responsable du groupe d'innovation technologique de la Fifa.

D.W