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Coupe du monde 2018 : le groupe des Bleus est-il facile ?

Le Néerlandais Quincy Promes entre Pogba et Koscielny

Le Néerlandais Quincy Promes entre Pogba et Koscielny - AFP

Alors que l’équipe de France débute les qualifications pour la Coupe du monde 2018 ce mardi en Biélorussie, RMC Sport s’est penché sur la valeur de ses adversaires et ses chances de qualification  dans le groupe A sachant que le premier est qualifié, et que les huit meilleurs deuxièmes des neufs groupes vont en barrage. A priori, c’est plus que jouable pour les vice-champions d’Europe.

Avec la tête dans le guidon de l’Euro 2016, le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 en Russie était presque passé inaperçu il y a un an. Ce mardi soir, avec le statut de vice-champion d’Europe, les Bleus entament pourtant une série de matches capitaux en vue du Mondial russe. Biélorussie, Bulgarie, Pays-Bas, Suède et Luxembourg défieront successivement Antoine Griezmann et ses partenaires. Mais que valent ces adversaires ? Les Bleus ont-ils de bonne chance de rendre visite à Vladimir Poutine ? Quelques éléments de réponse ci-dessous.

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Et si la Biélorussie était l’adversaire le plus dangereux ?

Attention, ne surtout pas se fier à sa 70e place au classement FIFA. Si aucun nom clinquant n’apparaît dans le groupe du sélectionneur Alelsandr Khatskevich, les Biélorusses ont toujours posé de très gros problèmes aux Bleus. Motivés à l’idée de se payer les vice-champions d’Europe à Borisov, ils ont le moral gonflé à bloc après un succès acquis en Norvège (0-1) la semaine passée. Méfiance donc.

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Le plein de points face au Luxembourg et la Bulgarie ?

Quand on a atteint la finale de l’Euro en dominant l’Allemagne en demi-finale, on ne doit pas ambitionner moins que 12 points sur 12 face au Luxembourg et la Bulgarie. Si cette dernière demeure l’un des pires cauchemars du foot français en privant Didier Deschamps et Emmanuel Petit de la Coupe du monde 1994 aux USA, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Absente de l’Euro en dépit d’une victoire face au futur vainqueur portugais en mars dernier (0-1), la Bulgarie n’a plus d’individualité. Elle reste sur une humiliation face au Japon (7-2) et une gifle face au Danemark (4-0). Au classement Fifa, 70 places séparent les deux équipes respectivement 7e et 77e. Que dire alors du Luxembourg, 145e et battu, voire écrasé, à 16 reprises en 16 oppositions par les Bleus ? Il n’y aura guère que Didier Deschamps pour affirmer que « cette équipe est bien organisée et qu’il faut s’en méfier… » 

Pourquoi les Bleus ne doivent pas avoir peur des Pays-Bas et de la Suède

« Les Pays-Bas sont logiquement favoris », commentait à chaud Didier Deschamps après le tirage au sort. Depuis ? Les Bleus se sont imposés en amical chez les Bataves au mois de mars (2-3) avant de réussir un Euro que les joueurs de Danny Blind ont suivi devant la télé. Preuve que le pays de Johan Cruyff, Marco Van Basten ou Ruud Van Nistelrooy traverse actuellement le désert, jeudi, les Pays-Bas se sont piteusement inclinés à la maison face à la Grèce (1-2). Les Bleus ne doivent donc pas craindre les Oranje tout comme ils ne doivent pas non plus avoir peur de la Suède, sans âme à l’Euro (élimination au 1er tour) et désormais privée de Zlatan Ibrahimovic, en retraite internationale. Toutes ces considérations volent évidemment en éclat si l’on rappelle que l’Islande a atteint les quarts de finale de l’Euro. Didier Deschamps maîtrise trop son sujet pour se laisser emporter par un excès de confiance.

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AB