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Coupe du monde: avoir un jour de récup de plus, ce n'est vraiment pas un avantage pour la finale

Depuis 1998, trois vainqueurs de la Coupe du monde sur cinq avaient disposé d’un jour de moins de récupération que leur adversaire entre la demie et la finale de la compétition.

Bien que la Croatie a enchaîné trois prolongations d’affilée et qu’elle dispose d’un jour de moins de récupération que l’équipe de France, les Bleus ne doivent pas prendre en considération l’état de fatigue supposé avancé de leur adversaire ce dimanche pour la finale de la Coupe du monde.

Car depuis 1998 et le passage aux demi-finales décalées d'une journée, trois vainqueurs sur cinq de la Coupe du monde ont disputé leurs demi-finales le lendemain de leurs adversaires.

Les Bleus ont d’ailleurs entamé cette série il y a 20 ans, en battant le Brésil (3-0) avec un jour de moins de repos que la Seleçao. Quatre ans plus tard, les Auriverde dominaient l’Allemagne (2-0) dans la même configuration. En 2006, l’histoire est proche de se répéter, mais la France échoue aux tirs au but face à l’Italie (1-1, 5-3 tab).

L’exemple de l’Argentine en 2014

En 2010, l’Espagne était parvenue à dominer les Pays-Bas en prolongation (1-0) alors que la Roja avait joué après les Néerlandais en demi-finales en Afrique du Sud. Mais l’exemple le plus concret pour les joueurs de Didier Deschamps reste sans doute 2014.

L’Argentine avait dû passer par les tirs au but pour sortir les Pays-Bas en demie, au lendemain de la qualification dingue de l’Allemagne contre le Brésil (7-1). En finale, Lionel Messi et ses coéquipiers avaient trouvé les ressources nécessaires pour emmener le futur champion du monde en prolongation, avant de craquer sur un but de Götze.

"Même si, évidemment, c’est mieux de jouer 90 minutes que 120 avant une finale, le fait d’avoir joué un jour après les Bleus n’est pas préjudiciable pour la Croatie, expliquait d’ailleurs le préparateur physique Mourad Benbelkacem ce jeudi sur RMC. Jouer le mardi ou le mercredi, si on enchaîne ensuite avec un match le dimanche, ça ne change pas grand-chose. Ce sont des athlètes de haut niveau, et ils sont entraînés pour cela." Même si avant la finale, les Croates ont tout de même parcouru 112 kilomètres de plus que les Bleus en cumulé.

DW