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Coupe du monde: Rapinoe confirme son boycott de Trump et encourage ses coéquipières à l'imiter

Megan Rapinoe prépare avec ses coéquipières le quart de finale face à la France ce vendredi (21h) au Parc des Princes. La capitaine des Etats-Unis a réitéré ses propos virulents à l'encontre de Trump.

La capitaine de l'équipe féminine de football des Etats-Unis, Megan Rapinoe, a confirmé jeudi qu'elle ne se rendrait pas à la Maison blanche après la Coupe du monde en France, au lendemain d'un recadrage du président Donald Trump à son encontre.

"Je maintiens mes propos sur le fait de ne pas aller à la Maison Blanche", a déclaré l'attaquante américaine en préambule d'une conférence de presse tenue à Paris, avant le quart de finale ce vendredi (21h) au Parc des Princes contre la France en Coupe du monde.

"Je ne pense pas que j'irai à la Maison Blanche"

"Considérant tout le temps, les efforts et la fierté que représente la tribune que nous avons (en tant que joueuses participant à un Mondial, NDLR)... Je ne pense pas que j'irai et j'encourage mes partenaires à réfléchir à cette tribune, qui pourrait se télescoper avec une administration qui ne pense pas comme nous et ne se bat pas pour les mêmes choses que ce pour quoi nous nous battons", a assumé Rapinoe.

"Je n'irai pas à la putain de Maison Blanche", avait-elle déclaré dans une courte vidéo publiée mardi par le magazine Eight by Eight. "Nous ne serons pas invitées. J'en doute". Le président américain avait pris à partie Rapinoe dans une série de tweets, mercredi, affirmant que "Megan ne devrait jamais manquer de respect à notre pays, à la Maison Blanche et à notre drapeau".

Rapinoe boycott l'hymne américain 

Rapinoe pense-t-elle être plus populaire en France après sa prise de position contre Trump? "Je pense que j'étais déjà populaire! On avait déjà joué ici avant" avec l'équipe américaine, a-t-elle rigolé jeudi. Ne craint-elle pas de déstabiliser le vestiaire avec ce conflit? "Non, je ne suis vraiment pas inquiète par rapport à ça".

Joueuse engagée, l'actuelle attaquante d'Orlando Pride a notamment rejoint le mouvement de boycott de l'hymne américain lancé par le joueur de football américain Colin Kaepernick en 2016 pour protester contre les violences policières visant les Noirs.

GL avec AFP