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Deschamps, l’homme qui sait gagner

Didier Deschamps

Didier Deschamps - -

Arrivé à la tête des Bleus au lendemain de l’Euro 2012, Didier Deschamps est aujourd’hui une des principales raisons du renouveau de l’équipe de France. Le sélectionneur est, avant tout, un incroyable compétiteur.

Il n’y a qu’à voir sa partie de tennis-ballon de mardi pour comprendre que rien n’a changé. Opposée aux trois gardiens (Ruffier, Landreau, Lloris), la triplette Raviot-Stéphan-Deschamps ne compte pas se laisser marcher dessus. La partie tournera finalement à l’avantage des joueurs. Au grand regret du sélectionneur qui n’a pas ménagé sa peine pendant le match, quitte à contester quelques points à Stéphane Ruffier. Didier Deschamps, c’est ce joueur aux 103 sélections, vainqueur de la Coupe du monde (1998), de l’Euro (2000), de la Ligue des champions (1993, 1996), double champion de France, triple champion d’Italie…

C’est également cet entraîneur qui a su transmettre sa rage de vaincre et sa haine de la défaite à ses joueurs à chacun de ses passages : à Monaco, Turin, Marseille et maintenant chez les Bleus. Guy Stéphan le côtoie depuis 2009 en tant qu’adjoint à l’OM et depuis 2 ans en équipe de France. « J’ai la chance d’être dans le staff de Roger Lemerre en 2000. C’est là que je l’ai connu, raconte l’intéressé. S’il y avait bien un joueur que je pensais qu’il allait devenir entraîneur, c’est bien lui. C’est difficile de résumer Didier en quelques mots, mais je dirais que c’est un fédérateur. C’est quelqu’un qui écoute, qui analyse et qui prend les décisions quand il faut les prendre. »

Il ne met personne de côté

Volontiers chambreur, parfait communiquant, Deschamps semble aujourd’hui avoir réussi un premier pari : créer un groupe et insuffler un renouveau populaire après le fiasco sud-africain. Et tant pis s’il doit se passer d’éléments comme Samir Nasri. « Il instaure des règles à respecter, sinon on s’exclut soi-même, détaille Loïc Rémy qui l’a connu à Marseille. Ce n’est pas une nouvelle méthode. Tout le monde se plie aux règles et rentre dans le cadre. » Deschamps s’appuie également sur des caractères forts de son groupe, comme Patrice Evra qu’il responsabilise et laisse volontairement jouer le rôle d’ancien. Ou encore Karim Benzema, son leader technique, mais sur qui il ne veut pas imposer trop de pression.

Et puis il y a le dialogue. « C’est quelqu’un qui fédère, qui a confiance en son staff, explique Franck Raviot, l’entraîneur des gardiens. C’est quelqu’un d’extrêmement investi et passionné. Il donne beaucoup. » C’est sans doute pour cela qu’il tient tout particulièrement à passer du temps avec les éléments qui joueront très peu pendant cette Coupe du monde. « Echanger, accorder du temps et de l’importance aux 23 lors de discussions informelles, être à l’écoute pour que tout le monde se sente bien et important… » Voilà en quelques mots comment le principal intéressé détaille sa méthode quand on le questionne sur le sujet. Avec la réussite qu’on lui connait.

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Pierrick Taisne et à Ribeirao Preto