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France-Belgique: deux ans après, Martinez en remet une couche sur la tactique des Bleus

Deux ans après la demi-finale de la Coupe du monde 2018 entre la France et la Belgique à Saint-Pétersbourg, le sélectionneur des Diables Rouges Roberto Martinez n’a rien oublié de cette défaite. Un match qu’il avait bien préparé même si l’équipe de Didier Deschamps l’a surpris sur certains points…

"J’ai déjà analysé ce match dix fois. Je l’ai même déjà regardé quand nous étions encore en Russie." Pour le sélectionneur des Diables Rouges, c’est comme si c’était hier. Il y a deux ans presque jour pour jour, l’équipe de France éliminait la Belgique (1-0) en demi-finale de la Coupe du monde à Saint-Pétersbourg (Russie). Un match que le technicien belge avait préparé minutieusement.

"J’ai donné l’équipe deux heures avant le coup d’envoi, raconte-t-il ce samedi à la DH. Je n’avais pas prévenu Moussa (Dembélé, titulaire au milieu, ndlr). J’ai dit aux joueurs que la France allait nous respecter, que leur approche serait très défensive. Ils allaient tenter de nous rendre impatients, nous faire sortir de notre boîte pour contrer avec Mbappé. Nous ne sommes pas tombés dans ce piège."

Roberto Martinez voit juste. La Belgique pousse, les Bleus défendent. Dénoncée par certains de ses joueurs après la rencontre, Thibaut Courtois en tête, l’approche très prudente des joueurs de Didier Deschamps l'a contrarié. "J’étais juste surpris de les voir si défensifs avec leurs meilleurs joueurs au marquage sur les nôtres. Pogba a suivi Fellaini partout sur le terrain. C’était extrême."

"À partir du 1-0, tout ce que faisaient les Français prenait 20 secondes de plus"

Pour le sélectionneur des Diables Rouges, le rôle du milieu de terrain de Manchester United a été capital. "Si tu es capable de faire courir Pogba derrière un adversaire durant 90 minutes, c’est là que tu surprends, remarque-t-il. Il allait même parfois se positionner entre les deux défenseurs axiaux. Neuf joueurs et le gardien défendaient. Seul Mbappé restait devant. Le match aurait été plus beau et plus intéressant si nous avions ouvert la marque. La France aurait dû sortir de sa coquille."

Au final, Roberto Martinez, qui a trouvé Hazard "sublime" et ne reproche rien à ses joueurs sur le but de Umtiti ("ce n’est la faute de personne"), a peu de regrets même si l’expérience des Tricolores l’a agacé en fin de rencontre : "À partir du 1-0, tout ce que faisaient les Français prenait 20 secondes de plus", rappelle-t-il. En Belgique, le seum n’a pas totalement disparu…

ABr