RMC Sport

France-États-Unis: les attaquantes Bleues sous pression

Valérie Gauvin et Eugénie Le Sommer, lors de France-Corée du Sud au Mondial féminin le 7 juin 2019

Valérie Gauvin et Eugénie Le Sommer, lors de France-Corée du Sud au Mondial féminin le 7 juin 2019 - Icon Sport

Les attaquantes de l'équipe de France sont attendues au tournant face aux États-Unis (vendredi à 21h au Parc des Princes), pour le quart de finale de la Coupe du monde 2019. Valérie Gauvin et Eugénie Le Sommer devront notamment se montrer plus adroites dans les derniers mètres, contrairement aux précédents matches, pour ne pas nourrir des regrets.

Face aux favorites, les Bleues ne devront pas laisser passer leur chance. Les attaquantes de l'équipe de France risquent de ne pas avoir une myriade d'occasions lors du quart de finale du Mondial face aux États-Unis (vendredi 21h au Parc des princes), la sélection la plus redoutée au monde.

Avec 9 buts inscrits depuis le début du tournoi, les Françaises affichent un total bien éloigné des 20 déjà marqués par les Américaines. Si ces dernières en ont passé 13 à la faible équipe de la Thaïlande, elles donnent néanmoins l'impression d'avoir une force de frappe impressionnante. Ce qui contraste avec la France qui, excepté le match d'ouverture contre la Corée du Sud (4-0), a eu toutes les difficultés du monde à faire trembler les filets. Le point sur les attaquantes bleues.

Valérie Gauvin

Après le faux démarrage lié à un problème de ponctualité durant la préparation du match d'ouverture, Valérie Gauvin (23 ans) a pris sa revanche. Titulaire lors des trois autres rencontres, elle a ouvert le score contre la Norvège (2-1) et le Brésil (2-1). Compte tenu de son profil physique qui fait d'elle un point d'appui pour l'équipe, elle ne s'illustre pas dans la profondeur mais dans les duels. Mais à l'instar de sa première période particulièrement discrète contre les Norvégiennes, il lui arrive bien souvent de perdre toute influence. Contre les États-Unis, elle devra être meilleure dans la lecture du jeu. "L'axe défensif (américain, ndlr) a beaucoup d'expérience, avec des filles très performantes dans le placement mais peut-être moins dans l'impact et dans le duel. Par contre, dans les anticipations, elles ont un niveau rare", a prévenu l'entraîneur adjoint Philippe Joly en conférence de presse.

Eugénie Le Sommer

L'attaquante lyonnaise de 30 ans, habituée à évoluer sur l'aile gauche, compte également deux buts à son compteur: le premier de la compétition, face à la Corée du Sud (4-0), puis le penalty victorieux contre la Norvège. Mais elle symbolise aussi les difficultés de l'animation offensive des Bleues. Intéressante pour sa qualité technique dans les derniers mètres, aussi bien pour les passes que les dribbles, elle semble bien trop peu présente face au but. La faute à des efforts défensifs trop importants sur les ailes? Après la courte victoire sur le Nigeria (1-0), elle reconnaissait que les Bleues pouvaient être "meilleures offensivement" mais que les "consignes" mettaient la priorité sur "l'assise défensive". "Maintenant, il faut essayer d'avoir un peu plus d'allant offensif et de créativité", ajoutait-elle.

Kadidiatou Diani

C'est sans doute l'attaquante française la plus convaincante depuis le début du tournoi. La vivacité et l'activité de Kadidiatou Diani (24 ans) créent de nombreux déséquilibres et des situations offensives dangereuses. Contre le Brésil, c'est une de ses accélérations qui permet à Gauvin d'ouvrir le score. "Il y a une joueuse qui affiche vraiment une satisfaction, c'est Diani, analysait Laure Lepailleur, membre de la Dream Team RMC Sport. Elle a été exceptionnelle quand, dans les dernières minutes contre le Brésil, elle dépasse les milieux de terrain pour rattraper les attaquantes brésiliennes. Il n'y a qu'elle pour faire ce genre d'efforts". Il ne lui reste plus qu'à trouver le chemin des filets.

Gaëtane Thiney

Plutôt considérée comme une milieu offensive qu'une buteuse, Gaëtane Thiney (33 ans) a malgré tout un rôle prépondérant dans l'animation offensive. Placée dans un rôle de numéro 10 durant la phase de poules, la joueuse du Paris FC a dû céder sa place de titulaire contre le Brésil en raison de ses prestations décevantes liée à des maladresses et un manque d'influence. "Parfois, il faut un certain temps pour rentrer dans compétition", a d'ailleurs reconnu Philippe Joly, qui estime néanmoins que la Juvésienne aux 160 sélections "monte en puissance".

Viviane Asseyi

Titulaire contre le Nigeria puis le Brésil, Viviane Asseyi n'a pas totalement convaincu. Que ce soit à droite ou dans l'axe, la jeune attaquante des Girondins de Bordeaux a montré de la vitesse et une implication défensive non-négligeable, à l'instar de Kadidiatou Diani, mais elle s'est trop souvent montré brouillonne au moment d'effectuer le dernier geste.

Julien Absalon