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Mondial 2022: les supporters LGBT+ seront les "bienvenus" assure le Qatar

Le logo du Mondial 2022 au Qatar, à Doha le 3 septembre 2019

Le logo du Mondial 2022 au Qatar, à Doha le 3 septembre 2019 - SUSA / Icon Sport

Les supporters transgenres et homosexuels seront les "bienvenus" à la Coupe du monde de football 2022 qui se déroulera au Qatar, a déclaré un responsable de l'organisation de la compétition, précisant que les coutumes locales devront être respectées.

Le comité d'organisation de la Coupe du monde masculine de football 2022 au Qatar a indiqué que les supporters transgenres et homosexuels seraient les "bienvenus" pendant la compétition, alors que la loi locale interdit l'homosexualité et n'est pas claire sur les personnes transgenres.

"Je tiens à assurer à tous les fans, quel que soit leur genre, leur orientation (sexuelle), leur religion ou leur race, que le Qatar est l'un des pays les plus sûrs au monde et qu'ils seront tous les bienvenus ici. La sécurité de tous les supporters est de la plus haute importance pour nous", a déclaré cette semaine Nasser Al-Khater, interrogé par plusieurs journalistes.

Il a toutefois prévenu que "les manifestations publiques d'affection sont désapprouvées" tout comme "l'alcool ne fait pas partie" de la culture du pays. Il n'a toutefois pas fait savoir si des poursuites pouvaient être engagées si des couples homosexuels venaient à s'embrasser sur la voie publique.

Des "endroits désignés" pour l'alcool

Concernant l'alcool, Nasser Al-Khater a développé: "Pour la Coupe du monde, nous voulons nous assurer que (l'alcool) soit accessible aux fans qui viennent de l'étranger et qui veulent prendre un verre". Il a ainsi évoqué des "endroits désignés" pour consommer, en plus de la petite dizaine d'hôtels de luxe autorisés à servir des boissons alcoolisées et où le prix de la pinte de bière avoisine les dix euros.

Le Qatar s'attend à recevoir un peu plus d'un million de supporters pour ce premier Mondial organisé un par État arabe et du Proche-Orient. L'événement constitue un enjeu de sécurité majeur pour Doha, dans une région secouée par les tensions et où l'émirat est lui-même soumis au boycott de ses principaux voisins qui l'accusent de soutenir les islamistes et de liens avec l'Iran, ce que Doha nie.

JA avec AFP