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Angleterre-France - Rooney: "L’occasion pour les Bleus de rendre leur pays fier"

A la veille d’Angleterre-France mardi soir à Wembley, la Fédération anglaise, les joueurs et le sélectionneur britanniques ont fait part de leur soutien à leurs homologues français, assurant que le maintien de ce match amical est une volonté tricolore. Et que la sécurité serait assurée.

Une volonté française de joueur le match

Le maintien de ce match amical Angleterre-France mardi à Wembley, aussi dérisoire soit-il aux yeux de certains, est la volonté du camp français. C’est ce qu’a confirmé Martin Glenn, directeur exécutif de la Fédération anglaise, expliquant en avoir discuté avec ses homologues tricolores : « Nous en avons discuté avec la Fédération française samedi. Il y avait deux conditions pour maintenir la rencontre. Les autorités et le gouvernement britanniques devaient être certains que la sécurité serait assurée et que les Français voulaient le jouer. Ils le voulaient, pour des raisons très symboliques et nous étions très heureux de pouvoir accéder à leur demande. »

Respect et solidarité

Une volonté française que comprend parfaitement le sélectionneur Roy Hodgson qui, s’il reconnait que le contexte rendra le match compliqué, y voit l’occasion d’envoyer un message fort : « Nous comprenons parfaitement que les autorités françaises aient envie de jouer ce match. Donc il fut facile pour nous de nous adapter à ça. Nous ferons notre possible pour faire un bon match mais cela ne pourra éclipser la gravité de la situation et le fait que ce match arrive seulement quatre jours après ce terrible attentat. Je pense vraiment que le match de demain soir est un bon moyen pour nous de montrer notre solidarité. »

Un soutien sans faille

En porte-parole de sa sélection, Wayne Rooney a assuré les Bleus de son soutien, conscient qu’il sera difficile pour les Bleus de se concentrer sur le sportif : « Nous devons nous montrer aussi respectueux que possible (…), insiste le capitaine anglais. Ce sera dur pour les joueurs français mais je suis certains que c’est l’occasion pour eux de rendre leur pays fier. Ils feront tout pour rendre leur pays fier. » Rendre le pays fier. Car comme le dit Roy Hodgson, « personne ne peut nier que ce qu’il se passe dépasse largement le cadre du football et je suis incapable d’imaginer comment le match va se dérouler parce que je n’ai jamais connu pareille situation avant. »

Roy Hodgson et Martin Glenn
Roy Hodgson et Martin Glenn © AFP

Plus qu’un match, un symbole

« Les yeux du monde entier seront rivés sur ce match. C’est important de faire quelque chose pour montrer que le terrorisme ne gagnera pas. » Des mots forts de la part de Martin Glenn, pour replacer ce match dans un contexte bien lourd. Peu importe le résultat ou le contenu du match, pourvu qu’il y ait match. Hodson et Rooney n’ont d’ailleurs passé que très peu de temps à répondre à des questions purement sportives.

Une sécurité renforcée mais pas de psychose

S’il confirme que les contrôles à l’entrée du stade devraient être renforcés, Martin Glenn ne veut affoler personne, assurant que la sécurité serait assurée : « Je veux simplement confirmer que les personnes en charge de la sécurité nous ont assuré qu’il n’y avait pas de risque matériel et que le match pouvait avoir lieu, insiste le directeur exécutif de la FA. Nous aimerions toutefois que les supporters arrivent un peu plus tôt car nous ferons davantage de contrôles. »

Rooney fataliste

Même sentiment de sécurité pour les joueurs même si Wayne Rooney avoue avoir été profondément choqué par les évènements de vendredi soir : « On ne sait jamais ce qu’il peut se passer mais nous devons assumer. Nous sommes en sécurité sur le terrain et j’espère que ce qu’il s’est passé vendredi ne va pas se reproduire. »

La Marseillaise reprise à l’unisson

La presse anglaise a presque unanimement publié dans ses colonnes les paroles de la Marseillaise, la Fédération anglaise incitant les spectateurs d’Angleterre-France à la chanter d’une seule voix avant le coup d’envoi. Martin Glenn y voit un symbole important : « Nous la chanterons en français. Je pense que c’est quelque chose de fort. »