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"Chacun doit assumer ses propos" Deschamps revient sur les incriminations de Benzema

Dans un entretien à L’Equipe ce samedi, le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps revient brièvement sur l’interview de Karim Benzema en 2016 dans laquelle le buteur du Real Madrid, non retenu en sélection, a affirmé que le Basque "a cédé sous la pression d’une partie raciste de la France."

C’était il y a quatre ans, le 8 octobre 2015. La France dominait facilement l’Arménie (4-0). Auteur d’un doublé, Karim Benzema honorait sa 81e et dernière sélection, à ce jour, avec les Bleus. Puis l’affaire de la sextape a éclaté. L’attaquant du Real Madrid n’a plus été appelé par Didier Deschamps. Le fossé entre KB9 et le sélectionneur de l’équipe de France s’est même creusé après une interview du Madrilène accordée à Marca en juin 2016 dans laquelle il affirme que le Basque a "cédé sous la pression d’une partie raciste de la France."

Dans la foulée, le mot "raciste" avait été tagué sur le mur de la maison du sélectionneur à Concarneau, en Bretagne. Les deux événements sont-ils liés ? "Pas forcément, répond Deschamps ce samedi dans un entretien à L’Equipe, sans citer le nom du Madrilène. C’est un ensemble de choses." Et le sélectionneur de poursuivre en forme de message à Karim Benzema: "Après chacun doit assumer ses propos. Je ne peux pas tous les citer. Je l’ai dit à certains de vive voix."

"Déjà que j’avais une âme de protecteur..."

Si de l’eau a coulé sous les ponts depuis cette affaire, si les Bleus sont devenus champions du monde en Russie, l’épisode a fortement marqué Deschamps: "A partir de là (le tag sur sa maison dans le Finistère), plus rien n’est pareil. Et beaucoup de choses ont changé dans mon approche. Ce que j’ai subi est inconcevable. C’est certainement la conséquence d’autres choses dites avant mais… Déjà que j’avais une âme de protecteur, là, elle a été décuplée. On touche à ma famille et ce n’est pas possible."

Invité de Team Duga en mars 2017, Karim Benzema était revenu sur ses déclarations dans le quotidien espagnol. "Je ne peux pas regretter ces mots-là parce que c’est vrai. C’est évident, avait-il déclaré au micro de RMC. Maintenant, si le sélectionneur a mal compris ou a mal lu, mais je ne pense pas parce qu’il parle espagnol, je n’ai jamais pensé une seconde que Didier Deschamps ou Noël Le Graët étaient racistes. En aucun cas. Mais s’il regrette mes paroles, j’aimerais qu’on s’appelle et qu’on s’explique. Comme ça il n’y a plus rien (…) Ça peut le toucher. Mais moi, je n’ai jamais dit que c’était un raciste."

Cette semaine, Christophe Dugarry a plaidé pour un retour de Karim Benzema, en grande forme avec le Real Madrid, en équipe de France.

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AB