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Deschamps a (encore) trouvé la clé

Patrice Evra et Didier Deschamps

Patrice Evra et Didier Deschamps - -

Critiqué après la défaite en Ukraine (2-0), Didier Deschamps a revu sa copie et permis aux Bleus de s’imposer ce mardi face à l’Ukraine (3-0). Un choix qui prouve encore une fois que le sélectionneur des Bleus possède une culture de la gagne hors du commun.

Il a d’abord serré les poings, laissé éclater sa joie entouré de tout son staff. Puis il a volé dans le ciel de Saint-Denis. Plusieurs fois. Porté en triomphe par ses joueurs, Didier Deschamps a fêté comme il se doit la qualification pour la Coupe du monde, au terme d’une soirée parfaite face à l’Ukraine (3-0). « J’ai eu un peu peur parce que j’ai pris quelques années, donc ils me font sauter, mais après il suffit qu’ils ne me rattrapent pas et j’y laisse une côte ou un rein », a quand même lâché Descamps dans un sourire. Un succès d’autant plus apprécié que les critiques s’étaient abattues depuis le match aller, piteusement perdu à Kiev (2-0).

Critiqué pour ses choix lors du match aller, notamment celui d’aligner Samir Nasri en meneur de jeu dans un 4-2-3-1, Deschamps n’avait plus le droit à l’erreur pour ce qui aurait pu, en cas d’élimination, être son dernier match à la tête des Bleus. « Je n’ai pas écouté, je n’ai pas lu, je n’ai rien vu depuis qu’on était en stage, avoue Deschamps. On est en vase clos. L’essentiel c’était que les joueurs y croient, c’était notre objectif. C’était mal embarqué après le match aller. Mais j’ai vu des gens qui étaient à fond derrière nous, qui nous encourageaient, qui croyaient en nous. »

Larqué : « Le cul de Deschamps est revenu »

Pour réaliser l’exploit ce mardi au Stade de France, Deschamps a donc un peu ravalé sa fierté et revu sa copie. Son 4-3-3, avec une charnière centrale inédite (Varane-Sakho), Yohan Cabaye en sentinelle devant la défense et Mathieu Valbuena et Karim Benzema relancés, a fait des merveilles. Un coup tactique comme le champion du monde 1998 en avait déjà fait à la tête de Monaco ou de l’OM, avec lesquels il avait déjà réussi à retourner des situations désespérées (Monaco-Real, Dortmund-OM,…). « On ne pouvait pas y croire. On est passé, les évènements nous ont été favorables. Tout ce qui n’a pas marché à Kiev a marché au Stade de France. Le cul de Deschamps est revenu », ose même Jean-Michel Larqué.

Heureux, forcément, Deschamps n’a cependant pas cédé à l’euphorie en conférence de presse. Et surtout, il n’a pas tiré la couverture à lui. « Je suis fier de mes joueurs. Je vis à travers eux dans cette fonction de sélectionneur, mais c’est eux, c’est leur histoire, souffle-t-il. Je fais partie de leur histoire mais c’est eux qui l’ont réalisée, donc il y a une énorme fierté par rapport à ce qu’ils ont fait. » Le sélectionneur des Bleus peut aussi s’attribuer une petite partie de la gloire.

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La rédaction