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Deschamps : « Il n’y a pas de crainte à avoir »

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A la veille du match de barrage aller en Ukraine (20h45), Didier Deschamps a insisté sur le fait que la tension ne gagnait pas les rangs français. Bien que discret sur ses plans de jeu, le sélectionneur français sait très bien où il va.

Le groupe n'a pas peur

« Notre rendez-vous est demain à 20h45, et ça ne sert à rien d’imaginer des choses avant. On a une première manche à livrer, et ce qu'il faut, c'est être prêt pour ce premier rendez-vous. On joue une qualification au Mondial c’est sûr, mais il n’y a pas de peur ou de crainte à avoir. En face de nous, les Ukrainiens savent aussi qu'ils ont une chance d'aller au Mondial. Je suis dans un état d’esprit où j’attends demain. Il y a cette excitation et cette adrénaline qui vont monter au fil du match, mais je n'ai pas de tension négative, de pression ou de tension. Ca va à l'encontre de ce que je dis à mes joueurs. Si je demande à mes joueurs d'être calmes, détendus et que j'ai des gouttes de sueur qui coulent du front, je ne pense pas qu'ils vont me croire. »

Discret autour de la tactique

« J’ai déjà ma tactique en tête. Mais je n'ai pas trop envie de rentrer dans le détail car nous avons un adversaire qui peut s'adapter à ce que l'on fera. Il y a plusieurs formules avec la même idée directrice : ne pas commencer le match en pensant uniquement à défendre, même si on y sera amené. L’Ukraine a de la qualité offensivement, mais on va faire en sorte de pouvoir imposer le jeu. A ceux qui disent que la méforme de Mathieu Valbuena va me pousser à changer mon système, je réponds que si je l’ai pris, c’est que je considère qu’il est suffisamment en forme. Il y a un choix de système et de joueurs par rapport à un rendez-vous, qui est décisif. Mais s'il est là, c'est que je compte sur lui. Comme sur tous les autres joueurs. Si j’ai essayé plusieurs systèmes pendant les séances, ce que vous n’êtes pas censés savoir, c’est pour avoir plusieurs options. Ce n’est pas la première fois que je teste différents systèmes. L'adversaire a des points forts et d'autres un peu moins et M. Fomenko, mon alter ego, peut penser la même chose aussi et faire des choix par rapport à l'équipe de France qu'il aura en face. C'est un rapport de force. »

Pas besoin de motiver les joueurs

« Je parle avec eux, ni plus ni moins, pour leur donner le maximum d’informations sur l’adversaire. Ils savent tous l’importance de ce premier rendez-vous, et ont, pour l’immense majorité d’entre eux, l’habitude des grands rendez-vous. Mon discours est surtout porté sur ce qu’il faut faire sur le terrain, par rapport à l’adversité qu’on aura en face de nous. On fait simplement en sorte que les joueurs puissent avoir toutes les informations poste par poste sur les joueurs qu'ils sont susceptibles d'avoir en face d'eux. L'important, c'est d'avoir confiance en nous, et d'aller au bout de nos idées. Le risque zéro n’existe pas, mais on ne va pas penser à ça aujourd’hui. On fait tout pour que ça passe. Il faut simplement se dire que demain on a notre premier rendez-vous et faire ce qu'il faut sur le terrain. »

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La rédaction