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Deschamps, la Coupe du monde sinon rien

Didier Deschamps

Didier Deschamps - -

Didier Deschamps, qui a paraphé un contrat de deux ans reconductible si les Bleus se qualifient pour le Mondial 2014, souhaite, en dépit du peu de temps qu’il a, obtenir son ticket pour le Brésil. Et qu’importe la manière. En cas d’échec, il partira.

Un rêve qui se réalise. En le nommant officiellement sélectionneur de l’équipe de France lundi, Noël Le Graët ne pouvait pas faire un plus beau cadeau à Didier Deschamps. Si sa décision a tardé, ce n’est pas parce qu’il hésitait mais simplement -il le certifie- parce qu’il souhaitait réfléchir. « Une telle décision mérite une réflexion approfondie. Les quelques jours que j’ai pu avoir la semaine dernière ont été importants pour moi pour avoir du recul sur les événements et toute ma lucidité au moment de prendre une décision importante », a expliqué lundi celui qui était encore entraîneur de l’Olympique de Marseille il y a huit jours.

Amoureux du maillot bleu depuis toujours, l’ancien capitaine des Tricolores souhaitait déjà obtenir ce poste en 2008. Cette fois, il y est, avec en ligne de mire les matches de qualification pour la Coupe du monde 2014, dans un peu moins de deux mois. « Ce sera une mission difficile compte tenu du tirage au sort. L’Espagne, c’est la meilleure équipe de ces six dernières années sur le papier. La logique voudrait qu’elle sorte première du groupe et que la France participe à un barrage qui devrait lui permettre de se qualifier pour la Coupe du monde », estime DD, qui n’aurait donc pas cherché à obtenir un contrat de plus de deux ans.

« Peu importe la manière, c’est le résultat qui prime »

« Je ne vois pas sincèrement pourquoi on se serait engagés sur quatre ans. Il y a un premier objectif à atteindre. Je ferai tout pour l’atteindre. S’il y a un échec (je n’y pense pas), je partirai de moi-même. Si la mission n’est pas remplie, ça n’a aucun sens d’enchaîner », a-t-il poursuivi. Pour le nouveau sélectionneur, « le potentiel, la qualité, le talent » sont présents dans cette équipe de France. Reste à insuffler un « esprit collectif » mais aussi « une envie et une détermination sans faille ».

Sa philosophie de jeu ? Ni trop joueuse, ni trop défensive. « Je souhaite avoir une équipe qui maîtrise, qui soit efficace. Je travaillerai conjointement l’aspect défensif et l’aspect offensif. C’est important qu’elle aille de l’avant, qu’elle ait le souci de créer du jeu et de mettre en difficulté l’adversaire », a exposé celui qui privilégiait les qualités athlétiques à l’OM. Pour lui, « peu importe la manière, c’est le résultat qui prime ». Deschamps se sait attendu au tournant.

Il est conscient qu’il ne pourra pas « faire plaisir à tout le monde » et que ses choix seront critiqués par « 60 millions » de sélectionneurs mais cela ne l’empêchera pas de dormir. Ce qu’il espère, c’est avoir au moins « deux vies » de sélectionneur : « la partie ‘‘phase de qualification’’ où il y a des matches amicaux et des rassemblements qui n’excèdent jamais une semaine et après, la partie ‘‘phase finale’’ où les périodes ensemble sont beaucoup plus longues ». Premier match amical le 15 août, au Havre, contre l’Uruguay, troisième d’un classement FIFA où les Bleus n’apparaissent qu’à la 14e position.

Sylvie Marchal avec RM et MBo