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Deschamps : « On ne va pas se contenter de ça »

Didier Deschamps et Hugo Lloris

Didier Deschamps et Hugo Lloris - -

C’est un Didier Deschamps radieux et fier de son équipe qui s’est présenté devant la presse après la qualification des Bleus en quarts de finale du Mondial. Et le sélectionneur ne cache plus ses ambitions pour la suite de la compétition.

Didier, quelle analyse faites-vous du match de vos joueurs ?

On a eu un match difficile face à une équipe du Nigeria qui a mis beaucoup de densité athlétique. Dans un premier temps, il a fallu y répondre. Et dans la dernière demi-heure, avec beaucoup plus de vitesse et de vivacité, on s’est créé beaucoup plus d’occasions. Enyeama a encore fait des arrêts exceptionnels. On a continué jusqu’à la faire rompre. C’est une énorme fierté ce soir (lundi) pour l’ensemble du groupe, le staff et les joueurs. Je pense sincèrement que c’est mérité par ce qu’on fait depuis le début de la compétition.

Regrettez-vous tout de même l'entame de match ?

Un match dure 90 minutes. L’équipe en face a fait le match qu’on pouvait prévoir avec beaucoup de densité athlétique. Il a fallu répondre à ce combat dans un premier temps. On peut toujours mieux entrer dans le match mais on a très bien fini aussi. Dans cette Coupe du monde, une équipe qui maitrise tout de la première à la dernière minute, je n’en ai pas encore vue. On a eu une dernière demi-heure avec plus de dynamisme et de vivacité. Le Nigeria a un peu baissé de pied aussi, et ça nous a permis de prendre l’ascendant. On a eu beaucoup d’occasions et on aurait pu ouvrir le score plus tôt entre les arrêts d’Enyeama et le manque de réussite. La délivrance est venue tardivement mais ce sont des matches couperets et je suis très heureux de faire partie des huit équipes qui restent encore au Brésil.

La Coupe du monde est-elle déjà réussie ?

Elle n’est pas ratée dans tous les cas. On va attendre le nom de notre futur adversaire. On fait partie des huit équipes qui vont rester au Brésil pour disputer un quart de finale. Il faut apprécier ça. On va avoir une autre bataille à livrer dans quatre jours (vendredi). On ne va pas se contenter de ça. Forcément, l’adversité va augmenter. On avait des objectifs qui augmentent au fur et à mesure. Après avoir gagné le premier match, il fallait terminer premier du groupe puis se qualifier pour les huitièmes. Aujourd’hui, c’était d’être en quarts. Être passé par où on est passé et être parmi les huit dernières équipes, ce n’est pas rien. Ça signifie quelque chose. Il ne faut pas s’enflammer. Je suis très fier des joueurs. On a une autre étape et on fera tout pour la franchir.

« Ils ont été au bout d'eux-mêmes »

Les joueurs sont radieux depuis le coup de sifflet final. Racontez-nous l

Cette joie est spontanée. Ils ont été au bout d’eux-mêmes. On a fait beaucoup d’efforts pour arriver jusqu’ici, mais aussi depuis le début de la compétition. Les joueurs sont récompensés de tout ce qu’ils font de bien sur le terrain. Mais il y a aussi des qualités mentales. C’est important dans une compétition comme la Coupe du monde.

En Allemagne, on est surpris que l'absence de Franck Ribéry ne se ressente pas. Avez-vous une explication ?

Ça, c’est pour faire la Une. Ce n’est pas qu’il ne nous manque pas. Il n’était pas au départ. On pensait qu’il pouvait être avec nous. Franck Ribéry est et restera un joueur de top-niveau mondial. A partir du moment où il n’a pas pu être disponible, 23 autres joueurs sont là. Je fais en sorte, avec mon staff, que cette équipe de France reste compétitive.

Avez-vous été rassuré par les ressources mentales de votre équipe, qui n'avait pas connu trop d

Oui. Ça a été un combat, Hugo (Lloris) a fait les deux ou trois arrêts qui ont été importants. On n’a pas été énormément mis en difficulté mais pendant une bonne heure, il a fallu répondre à ce défi athlétique et les user. Et après, j’ai choisi l’option vitesse et dynamisme. Les quatre de devant du Nigeria faisaient moins d’efforts. Ça nous a permis d’avoir plus d’espaces et d’en profiter avec le jeu au sol.

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Propos recueillis par Jérôme Sillon et Pierrick Taisne