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Equipe de France: comment les Bleus ont vécu leur qualification à distance

Lundi soir, grâce aux résultats dans les autres poules, les Bleus se sont qualifiés pour les 8es de finale. Une issue vécue avec beaucoup de calme du côté de l’hôtel de l’équipe de France.

Baigné par les premiers rayons de soleil, bercé par le bruit du Danube, l’hôtel des Bleus à Budapest se réveillait paisiblement. Ce mardi matin, les joueurs de l’équipe de France se sont dirigés vers la salle du petit déjeuner avec dans leur poche le ticket pour les huitièmes de finale. Il faut dire qu’avec quatre points après deux matchs les probabilités de qualifications étaient assez importantes. Pas de quoi bomber le torse, d’autant que les hommes de Didier Deschamps ont encore un peu le match nul contre la Hongrie (1-1) en travers de la gorge. Malgré cela l’objectif est atteint "après deux journées nous sommes premiers de notre poule", répète le sélectionneur.

Lundi soir, il n’y a donc eu ni stress, ni excitation particulière. En rentrant de l’entraînement, déjà, les Bleus apprenaient la victoire de l’Autriche face à l’Ukraine (1-0). Manquait plus qu’au Danemark de s’imposer contre la Russie, ou à la Belgique de dominer la Finlande.

Pas de démonstration de joie exubérante

C’est devant un plat de lasagnes, perchés sur leur roof top, que les Bleus ont suivi la rencontre du groupe B. Après la première période, les joueurs ont regagné leur chambre. Et ont vécu leur qualification chacun de leur côté. Les Bleus se sont endormis sereinement avec un objectif en tête, aller désormais chercher la première place du groupe.

Car elle offre bien des avantages. Celui d’affronter un 3e de groupe en huitième de finale déjà. Et on connaît les potentiels futurs adversaires dans ce cas de figure. Ce sera la Suisse ou l’Ukraine. Et celui de jouer le 28 juin, soit cinq jours après le match contre le Portugal. Etre deuxième, synonyme probablement de match nul contre le Portugal, pourrait aussi convenir à Didier Deschamps et son staff car il permettrait aux joueurs de souffler pendant six jours avant d’affronter l’Angleterre ou la République Tchèque, le mardi 29 juin. En revanche une troisième place compliquerait bien les choses, entre un match plus tôt (le dimanche 17 juin) et un adversaire d’un gros calibre (Belgique ou Pays-Bas).

Sarah Griffon