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Equipe de France: Deschamps justifie le retour de Mamadou Sakho

Mamadou Sakho a fait son grand retour en équipe de France deux ans et demi après sa dernière sélection. Une sélection en forme de récompense pour le défenseur de Crystal Palace, préféré à Lenglet et Laporte notamment, très apprécié de Didier Deschamps.

Cela faisait plus de deux ans et demi que Mamadou Sakho n’avait plus mis les pieds en équipe de France. En l’absence de Samuel Umtiti et d’Adil Rami, Didier Deschamps a décidé de l’appeler pour les matchs face à l’Islande (le 11 octobre en amical) et l’Allemagne (le 16 en Ligue des Nations). Un grand retour qui fait écho à sa présence dans la liste des réservistes pour la dernière Coupe du monde. 

Cela offre une deuxième chance à l’ancien Parisien après une succession d’évènements (positif à un contrôle antidopage puis blanchi, blessures, éviction de Liverpool) qui l’avaient éloigné de la sélection (et privé de l’Euro 2016), dont il avait été le grand héros un soir de novembre 2013 lorsqu’il avait qualifié les Bleus pour la Coupe du monde 2014.

"Je n’allais pas en prendre un autre deux mois après"

"Avec nous, c’est un joueur très important qui compte 28 sélections, a rappelé Didier Deschamps. Il est sorti de l’équipe de France par rapport à un problème. Malheureusement pour lui, la décision qui l’a blanchi est arrivée trop tardivement puisque j’avais déjà ma liste pour l’Euro. Il faisait partie de la liste des suppléants. Je ne l’ai pas mis comme ça avant la Coupe du monde. Je n’allais pas en prendre un autre deux mois après alors qu’il joue et qu’il est plutôt performant."

Un argumentaire en forme de récompense pour le défenseur de Crystal Palace, qui doit sa présence à son vécu international, autant qu’à son âge et son côté ambianceur qui lui permettra de s’intégrer rapidement dans le groupe. Une notion importante chez Deschamps qui fait avec de l’ancien alors que Clément Lenglet (FC Barcelone) ou Aymeric Laporte (Manchester City), qui évoluent dans des clubs bien plus huppés, frappaient aussi à la porte. Ce n’est d’ailleurs peut-être aussi vrai pour le dernier nommé qui n’avait pas caché ses états d’âme contre les choix de Deschamps. 

"Avoir un équilibre d'anciens et de jeunes"

"Il y avait plusieurs candidats, a reconnu le sélectionneur. Dans le souci d’un équilibre de poste, les 23 avaient une moyenne d’âge relativement basse. Aujourd’hui, elle est de 25 ans et demi. C’est du poste pour poste. J’ai déjà deux jeunes joueurs (Kimpembé et Zouma, ndlr), c’est bien d’avoir un peu d’expérience. Mamadou était déjà avec nous, même si sa dernière sélection remonte à un peu plus de deux ans. Il a un vécu international. C’était l’opportunité de le revoir avec nous. J’aurais pu faire d’autres choix mais c’était important de le revoir avec nous tout en tenant compte que le niveau international à des exigences. La jeunesse n’est pas un handicap mais c’est bien d’avoir un équilibre d’anciens et de jeunes."

NC avec LB