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Equipe de France: Le Graët aimerait "30% de spectateurs" contre l'Ukraine en mars

En campagne pour une réélection à la présidence de la FFF, Noël Le Graët a dit ce mardi vouloir remplir le Stade de France à hauteur de 30%, soit 24.000 spectateurs, pour le prochain match des Bleus contre l'Ukraine. Une rencontre prévue... dans un mois seulement.

Il faut croire que les annonces du gouvernement britannique, qui pourrait ré-autoriser le public à faire son retour dans les stades en mai, ont donné des idées à Noël Le Graët. Et une certaine ambition... Le président de la Fédération française de football (FFF), candidat à sa réélection, a déclaré ce mardi lors d'un déplacement à Aix-en-Provence qu'il "aimerait bien mettre 30% de spectateurs" au Stade de France lors du prochain match des Bleus le 24 mars contre l'Ukraine, à "titre expérimental".

Les Bleus, dont le dernier match remonte au 17 novembre face à la Suède au Stade de France (4-2), doivent rejouer fin mars à Saint-Denis, pour une rencontre comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022. Et le patron de la Fédé aimerait donc accueillir jusqu'à 24.000 spectateurs.

Rien n'est décidé au niveau gouvernemental

L'expérimentation d'un retour partiel du public dans les enceintes sportives était au menu ce mardi d'une réunion interministérielle à Matignon. Ni jauge, ni de calendrier n'ont été établis, avait indiqué samedi la ministre des Sports Roxana Maracineanu à l'issue d'une rencontre avec les présidents de l'OL Jean-Michel Aulas, de l'ASVEL Gaëtan Muller et du LOU Yann Roubert, clubs qui pourraient accueillir des "matchs tests" avec du public.

En campagne pour un quatrième mandat à la tête de la puissante FFF, Noël Le Graët, 79 ans, a par ailleurs souligné lors d'une rencontre avec les élus de Ligue Méditerranée que "personne ne l'avait poussé" dans ce choix: "Ce n'est pas un métier, c'est un loisir". Outre Noël Le Graët, patron de la FFF depuis 2011, Frédéric Thiriez, ancien président de la Ligue de football professionnel, et Michel Moulin, entrepreneur et ex-conseiller de clubs, briguent le poste de président.

Le patron de la riche et étoilée FFF part favori pour un nouveau mandat de quatre ans, devant ses deux principaux challengers, mais la partie n'est pas jouée d'avance avant l'assemblée fédérale du 13 mars, durant laquelle les suffrages du monde amateur (63%) pèseront plus lourd que ceux des clubs professionnels.

C.C. avec AFP