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Équipe de France: pourquoi le choix de Saliba confirme les intentions tactiques de Deschamps

Le choix de Saliba, pour pallier l’absence de Pavard, forfait, semble confirmer la tendance d'une défense à cinq du côté de l’équipe de France. Les Bleus vont affronter La Côte d’Ivoire (vendredi 25 à Marseille) puis l’Afrique du Sud (mardi 29 à Lille).

Tout va très vite dans le football. Si on nous avait dit, il y a encore quelques mois, que le schéma à trois défenseurs centraux deviendrait l’alpha et l’omega des Bleus, pas sûr que grand monde y aurait cru. C’est pourtant ce qui est en train de se confirmer en ce début d'année 2022. En annonçant qu’il souhaitait installer Benjamin Pavard en défense centrale, alors qu’il occupait jusqu’à maintenant le couloir droit de la défense des Bleus, et ce depuis la Coupe du monde 2018 en Russie, Didier Deschamps a changé son fusil d’épaule, actant le passage à une défense à cinq, avec trois défenseurs centraux.

Un choix confirmé ce lundi par l’arrivée de William Saliba, défenseur central de l’OM, en remplacement de Benjamin Pavard, finalement forfait. C’est la principale leçon de ce début de rassemblement pour les Bleus. Neuf mois avant la Coupe du monde au Qatar, ce ne peut être un hasard. L’équipe de France, qui a longtemps manqué de repères dans ce système, se pare de nouvelles intentions de jeu. Didier Deschamps semble avoir dans l’idée d’évoluer avec une défense à trois et des pistons capables de jouer haut. Polyvalent et généreux dans le pressing, Kingsley Coman apparaît comme l’option n°1 à droite.

Contre le Kazakhstan, certes un adversaire plus faible que les nations auxquelles l’équipe de France devra se mesurer pour défendre son titre au Qatar, le joueur du Bayern Munich a montré qu’il était capable de révolutionner le poste. Il avait délivré deux passes décisives pour Kylian Mbappé lors d'une prestation éclatante.

Le novice Clauss a un beau coup à jouer

A Lens, tout le monde y a pensé en septembre, après l’apparition surprise de la défense à trois contre la Finlande. Le retour de ce schéma ne pouvait être qu’une aubaine pour Jonathan Clauss (4 buts et 9 passes décisives), désigné meilleur latéral de Ligue 1 la saison passée. Fidèle à ses habitudes, Didier Deschamps a pris le temps de jauger l’évolution et la régularité du joueur.

Mais l’étendue de ses qualités, de centre notamment, n’a pas tardé à achever de le convaincre. "Ce sont deux joueurs performants avec leur club et qui auraient pu être appelés avant", a d'ailleurs reconnu DD lors de la présentation de sa liste pour les matches amicaux du mois de mars, sur laquelle figurait donc Jonathan Clauss. Il n'y a plus de doute : les deux pistons à droite, cette semaine, se nomment Jonathan Clauss et Kingsley Coman.

Deschamps ayant fait appel au Lensois "pour avoir un peu plus de réponses sur les choix décisifs qu'il sera amené à faire pour les futures échéances", Jonathan Clauss joue peut-être une partie de son avenir en bleu, à l'occasion de ces matches qui ne compteront pas pour du beurre, finalement. Et pourquoi pas une place à la Coupe du monde, lors de cette trêve internationale. On s'enflamme un peu, mais il n'est pas interdit de le penser.

QM