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Giroud, l’éloge de la patience

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Le destin d’Olivier Giroud en équipe de France est intimement lié à celui de Karim Benzema, son concurrent en pointe. Souvent cantonné au rôle de doublure du Madrilène, le Gunner est encore prêt à bousculer la hiérarchie.

On aurait presque l’impression qu’il n’y a jamais vraiment fait son trou, si ce n’est pour assurer l’intérim d’un Benzema en panne en 2013. Pourtant, avec ses 27 sélections au compteur, Olivier Giroud fait bien partie des joueurs les plus expérimentés de l’équipe de France qui se rendra au Brésil dans trois semaines. Au septième rang, à égalité avec Yohan Cabaye. Ses cinq buts marqués lui permettent même de se placer juste derrière Benzema (19) et Ribéry (16) au rang des meilleurs réalisateurs du groupe des 23 (à égalité avec Valbuena). 

Certes, plus de la moitié - 14 précisément - de ses capes ont été acquises lors d’entrées après l’heure de jeu. Mais depuis le 11 novembre 2011 et le début de sa carrière international contre les Etats-Unis, Giroud a pris de l’envergure. Notamment grâce à un certain Espagne-France d’octobre 2012, en éliminatoires pour le Mondial. Entré à la 88e, buteur à la 94e d’un joli coup de tête, il permet à la France de ramener un point de Vicente-Calderon, aussi précieux au classement que dans les têtes d’un groupe qui se cherchait encore. C’est peut-être ce jour-là que « l’alternative Giroud » est vraiment née. L’alternative à un Benzema alors indéboulonnable en pointe, malgré un rendement de moins en moins convaincant.

Giroud : « Benzema a une longueur d'avance »

De plus en plus performant avec Arsenal, l’ex-Montpelliérain attend à l’époque son heure sur le banc tricolore. Avec humilité, mais non sans ambition. Et à mesure que les minutes sans but de son concurrent s’égrènent, sa cote de popularité augmente. La fameuse récompense intervient en septembre 2013, face à la Géorgie. La patience de Deschamps envers Benzema a enfin atteint ses limites et le Gunner est propulsé attaquant numéro un, cinq matches de rang, ponctués par deux buts en amical contre l’Australie. Jusqu’au fameux match retour contre l’Ukraine, où le Madrilène reprend ses droits, marque et envoie un message fort pour l’avenir.

Depuis, Olivier Giroud le reconnaît lui-même, « Benzema a une longueur d’avance ». Une situation à laquelle il est habitué et qui ne l’empêche pas d’aborder l’échéance brésilienne avec un faim de buts et de temps de jeu. Il tentera d’ailleurs de profiter des trois matches de préparation contre la Norvège (27 mai), le Paraguay (1er juin) et la Jamaïque (8 juin) pour bousculer à nouveau la hiérarchie. Une vieille habitue pour ce joueur qui a coutume de briller lors de ses deuxièmes saisons en club et qui disputera au Brésil sa deuxième grande compétition internationale après l’Euro 2012.

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A.T.