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Aduriz, Candreva, maillot : les tops et flops d’Italie-Espagne

Artiz Aduriz (à gauche) en bataille avec Leonardo Bonucci

Artiz Aduriz (à gauche) en bataille avec Leonardo Bonucci - AFP

A moins de trois mois de l’Euro 2016, les matches amicaux de ce jeudi soir nous proposaient notamment un alléchant remake de la finale de l’édition 2012 entre l’Italie et l’Espagne. Une affiche de gala qui n’en a porté que le nom et qui se sera conclu sur un match nul (1-1) sans grande saveur.

LES TOPS

Aduriz a marqué des points

Sa première (et dernière jusque-là) sélection remontait à octobre 2010. Treize petites minutes de jeu contre la Lituanie, en éliminatoires de l’Euro 2012, qui restaient pour l’instant les seules d’Aritz Aduriz sous le maillot de la Roja. Mais la saison de feu de l’attaquant de l’Athletic Bilbao – 31 buts en 48 matches toutes compétitions confondues – a convaincu Vicente Del Bosque de lui redonner sa chance en l’absence de Diego Costa. Titularisé, Aduriz aura d’abord livré une prestation sans relief, à l’image de celle du collectif espagnol. Mais il aura eu le mérite d’égaliser en seconde période en reprenant en force une tête d’Alvaro Morata détournée par Gianluigi Buffon. Un but entaché d’une évidente position de hors jeu, mais qui aura permis à Aduriz de marquer des points. Et si le garçon, qui a marqué son premier but sur son premier tir cadré en sélection (soit autant que Diego Costa en dix passages sous le maillot de la Roja), découvrait sa première grande compétition dans la peau d’un titulaire à… 35 ans ?

La belle activité de Candreva

56e minute. Parti seul en contre, Antonio Candreva stoppe son effort en raison du manque de soutien. A elle seule, l’action résume la performance du milieu de terrain de la Lazio Rome. Omniprésent, intenable, Candreva a régalé jusqu’à sa sortie à la 60e (remplacé par Federico Bernardeschi). Entre son centre que Sergio Ramos a failli détourner dans son propre camp (7e), sa frappe soudaine et puissante dévié par David De Gea (16e) et son offrande pour la volée contrée signée Emanuel Giaccherini, il aura été à l’origine de la plupart des actions chaudes de l’Italie en première période. De quoi presque faire oublier l’absence du brillant Marco Verratti. Ne manquait qu’un but, qui interviendra huit minutes après sa sortie grâce à Lorenzo Insigne, rentré au début de la seconde période.

LES FLOPS

La Roja n’a pas rendu hommage à Cruyff

« Il n’y a qu’un seul ballon donc vous devez en avoir la possession. » Ces dix dernières années, la célèbre déclaration de Johan Cruyff avait trouvé une expression concrète dans le jeu de l’équipe d’Espagne. Elle a disparu le soir de la disparition de l’ancien joueur et entraîneur du Barça. En l’absence de Sergio Busquets et Andres Iniesta, le milieu de terrain de la Roja a balbutié son football. Résultat ? Une sélection espagnole méconnaissable avec seulement 48% de possession et aucun tir (première depuis octobre 2013) à la pause ! Il y a eu du mieux en seconde période. Mais rien de transcendant non plus – toujours pas de tir à la 65e ! – et rien qui aura permis de l’emporter. Il faudra faire beaucoup mieux pour arracher une troisième couronne continentale consécutive.

Une affiche de gala qui fait pschitt

Italie-Espagne, remake de la dernière finale de l’Euro, à moins de trois mois du grand rendez-vous continental. Sur le papier, l’affiche faisait saliver. Mais la montagne aura accouché d’une souris. Avec des absents et des essais des deux côtés, mais aussi la multiplication des changements habituelle à ce genre de rencontre, aucune des deux formations n’a montré un visage séduisant, même si l’Italie aura moins déçu que l’Espagne. On espère voir plus de spectacle et d’intensité si les deux se retrouvent sur les pelouses françaises en juin ou juillet.

Le maillot espagnol

Il avait été dévoilé sur des clichés. Mais on l’a enfin vu à l’œuvre. Et on a failli s’étouffer d’horreur. Comment décrire le maillot porté par les joueurs de la Roja ce jeudi soir ? On laisse la plume à l’un des spécialistes paris de la rédaction de RMC Sport : « Tu laisses un enfant jouer avec de la peinture et tu obtiens le maillot de la Roja ! » On n’aurait pas dit mieux.

A.H.