RMC Sport

Belgique-Portugal: "Nous pouvons battre n'importe qui", prévient Santos en réponse aux critiques

Convié face à la presse ce jeudi, en amont du huitième de finale entre le Portugal et la Belgique (dimanche à 21h), le sélectionneur de la Seleçao Fernando Santos a tenu à rappeler que oui, son équipe était candidate à la victoire finale. Non sans assumer ses idées de jeu, n'en déplaisent aux critiques...

Troisième du groupe F après le nul face à la France (2-2), le Portugal s'apprête à relever un autre énorme défi dimanche en huitième de finale de l'Euro 2021 face à la Belgique. Face à la presse ce jeudi, le sélectionneur Fernando Santos a toutefois prévenu qu'en dépit du statut d'outsider de la Seleçao face au demi-finaliste du dernier Mondial, il fallait se méfier de son équipe.

"Nous sommes candidats à la victoire", a-t-il prévenu avant de dérouler: "Le Portugal peut battre n'importe qui. Je continue de dire, avec certitude, qu'aucune équipe ne pense qu'elle peut facilement battre le Portugal. Et ce n'est pas le match contre l'Allemagne qui me fera changer d'avis."

"Est-ce que j'ai trop peur? J'ai gagné l'Euro et la Ligue des nations"

Balayés 4-2 par la Mannschaft pour ce qui reste encore aujourd'hui le plus beau match de la compétition, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo avaient été confrontés à leurs limites face à un rouleau compresseur allemand, qui a ensuite eu beaucoup de peine à se mettre en marche face à la Hongrie. Pour la presse portugaise, cete lourde défaite porte le sceau d'une frilosité tactique signée Santos.

Des critiques qu'il s'est fait un plaisir de battre en brèche: "Est-ce que j'ai trop peur? J'ai gagné l'Euro et la Ligue des nations. Je perds et je gagne avec ma tête. Je meurs avec mes idées, pas celles des autres. Je ne lis pas la presse, ne regarde pas la télé. Les critiques ne m'affectent pas et encore moins maintenant, à 66 ans."

Le sélectionneur portugais a poursuivi en partageant sa vision "simple" du jeu: "Bien jouer, c'est bien défendre, bien attaquer, être bien dans les transitions, les coups de pieds arrêtés, l'adversaire qui ne marque pas et nous qui marquons. Pour moi, ça, c'est bien jouer. Si quelqu'un n'est pas d'accord, bon..."

Espérons que l'homme de conviction saura trouver la bonne formule face à des Diables invaincus et qui pourront compter, notamment, sur des Kevin de Bruyne ou des Romelu Lukaku étincelants depuis le début de l'Euro. "Ils ont de solides arguments, ils sont en tête du classement FIFA, mais le Danemark leur a créé des difficultés", a-t-il relativisé.

CP