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Euro 2016 : Andres Iniesta, le retour du chef d’orchestre

Andres Iniesta (à gauche), le métronome du milieu espagnol

Andres Iniesta (à gauche), le métronome du milieu espagnol - AFP

Alors que son compère Xavi a quitté la Roja après le désastre du Mondial 2014, Andres Iniesta a poursuivi son bout de chemin et compte bien replacer l’Espagne au sommet du football européen à l’occasion de l’Euro en France. Une mission à la hauteur du génial milieu de terrain catalan.

Il est certainement le joueur non sacré qui aurait le plus mérité un Ballon d’Or ces dix dernières années. En 2010, notamment, année de son but décisif en prolongation de la finale de la Coupe du monde. Il avait terminé deuxième, barré par Lionel Messi, son génial coéquipier du Barça. Mais qu’on ne s’y méprenne pas. Trophées individuels qui s’accumulent ou pas, Andres Iniesta reste l’homme qui récite la partition. Le chef d’orchestre, le métronome, le cerveau. En club comme en sélection. Pilier d’un Barça où il a tout gagné plusieurs fois, le natif de Fuentealbilla aura aussi été l’architecte (avec son compère Xavi) de l’historique triptyque de la sélection espagnole, victorieuse à la file des Euros 2008 et 2012 avec un triomphe au Mondial 2010 entre les deux.

Simple et réservé, cet homme de glace au jeu de feu sait briller sans attirer la lumière. Dresser le portrait d’Iniesta, c’est clamer une ode au football. Un joueur fidèle à ses couleurs, qui « pue » le jeu et le sent comme aucun autre. A ranger dans la catégorie des plus grands. Comme tous ceux-là, l’artiste mérite une belle sortie. Et si l’Euro 2016 lui offrait un cadre parfait ? Au Brésil, en 2014, le milieu offensif et ses partenaires ont sombré. La compète de trop après tant de succès. Gavé de triomphes, trop longtemps sur le fil de l’excellence, les Espagnols ont craqué. Trois petits matches du premier tour du Mondial (deux défaites, une victoire) et puis s’en vont.

Peut-être sa dernière partition

Iniesta, qui a débuté en sélection en mai 2006, aurait pu dire stop. Se consacrer à son Barça chéri et laisser la Roja se régénérer d’une nouvelle génération. Mais à 31 ans, le génial lutin a encore des défis à relever. Une histoire à terminer sur une plus belle note. Avec son Espagne retrouvée, victorieuse de 9 de ses 10 matches de qualifications (un but pour Andres), toujours aussi talentueuse et très expérimentée, Iniesta a toutes les cartes en mains pour mettre une nouvelle fois sa magie en œuvre lors d’une grande compétition internationale. Pour ce qui sera peut-être sa dernière partition, le chef d’orchestre compte bien faire sonner ses troupes au plus juste.

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