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OL: malgré les incidents contre Besiktas, le club défend son système de billetterie

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De graves incidents ont eu lieu ce jeudi avant le match entre Lyon et le Besiktas, dont les supporters étaient venus par milliers. Malgré ces évènements, Olivier Blanc, le directeur de la communication de l’OL, défend le système de billetterie mis en place.

Plus que le dispositif de sécurité déployé pour ce match à « très hauts risques », c’est le système de billetterie qui est pointé du doigt pour expliquer les incidents qui ont eu lieu ce jeudi soir, avant Lyon-Besiktas. Environ 20 000 supporters turcs avaient obtenu un billet pour ce quart de finale aller de Ligue Europa, tous dans l’anneau supérieur du Parc OL. Comment ? En passant par le système mis en place par le club rhodanien. Quand les abonnés lyonnais pouvaient acheter, en plus de la leur, une place dans les travées basse et intermédiaire, le grand public pouvait en acheter jusqu’à six dans l’anneau supérieur. Une faille dont les supporters turcs basés en France ont profité.

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« Il y a des Turcs qui sont abonnés chez nous »

Olivier Blanc, directeur de la communication de l’OL, a toutefois démenti le fait que le grand public et les abonnés aient pu acheter leurs places en même temps. Ce qui est pourtant contraire à ce que le club avait annoncé dans un communiqué le 26 mars. « Les abonnés ont eu une période prioritaire sur laquelle ils pouvaient prendre des places uniquement sur l’anneau inférieur, jusqu’à ce qu’il soit plein, assure Olivier Blanc. Après, l’ouverture au grand public a été faite sur l’ensemble des places du niveau 3. Mais on n’a pas ouvert le niveau 3 avant que la période des abonnés ne soit terminée. Mais par contre, il y a des Turcs qui sont abonnés chez nous. Le vrai problème, c’est qu’on n’a pas le droit à un refus de vente et que les supporters turcs, pour beaucoup, sont français. Il y a eu une période prioritaire pour les abonnées et après ouverte à tout le monde. C’est difficile de faire autrement. »

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Mis en place dans d’autres stades, comme au Parc des Princes, un système de billets nominatifs dès l’achat aurait évité, par exemple, que des supporters venus de Turquie ou d’Allemagne puissent se procurer des tickets, achetés par des Français, sur le marché noir. « Passer d’un mode où les tickets ne sont pas nominatifs à un mode où ils le deviennent, ça ne se fait pas en un match, tempère Olivier Blanc. C’est une machine lourde à mettre en marche. Ça ne se fait pas en un claquement de doigts. C’est quelque chose auquel il faut réfléchir, mais ça ne se fait pas en cinq minutes. »

« Quand quelqu’un veut faire entrer un fumigène, malheureusement il a les possibilités de le faire »

Quant à l’introduction de fumigènes dans le stade, le dirigeant de l’OL estime qu’elle est très difficile à endiguer complètement en raison des lois en vigueur en France. « Il faut faire prendre conscience aux gens que s’il y a des fumigènes dans certains stades en France, pas simplement au Parc OL, c’est que c’est quelque chose de tout petit, qu’on peut faire rentrer dans certaines conditions de façon plus facile que les gens ne le croient. On essaye de faire beaucoup de pédagogie auprès des supporters, mais quand quelqu’un veut faire entrer un fumigène, malheureusement il a les possibilités de le faire. Quand nous sommes allés jouer à la Roma, tout le monde s’est ému, à juste titre, des conditions de fouilles imposées aux supporters lyonnais, dont certains ont été mis à poil par la police italienne. Mais malheureusement, c’est une extrémité qui permet ce genre de choses. »

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Alexandre Alain Rédacteur