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Affaire Hamraoui: la joueuse du PSG de nouveau entendue par les enquêteurs

Agressée le 4 novembre dernier, ce qui avait un temps valu à sa coéquipière Aminata Diallo d'être placée en garde à vue, la joueuse du PSG et des Bleues Kheira Hamraoui a été réentendue par les enquêteurs en début de semaine.

L'affaire Kheira Hamraoui suit son cours. La footballeuse internationale, victime d'un violent guet-apens le 4 novembre dernier dans les Yvelines, a été réentendue ce lundi par les enquêteurs, a indiqué le parquet de Versailles à l'AFP, confirmant une information de M6.

La joueuse du PSG a été "interrogée sur sa vie personnelle" par la police judiciaire de Versailles, notamment sur ses liens avec l'ex-international Eric Abidal, mais "aucun élément marquant" n'est ressorti de cette audition, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP.

Son avocat veut "préserver sa vie privée"

Le nom d'Eric Abidal est apparu dans la procédure après que les enquêteurs ont établi un lien matériel avec la victime, qui utilisait sur son téléphone portable une puce au nom du footballeur. La joueuse a évolué au FC Barcelone à une période où Eric Abidal était directeur sportif du club catalan. Ces révélations avaient fait grand bruit: l'épouse de l'ex-international français avait alors annoncé qu'elle allait déposer une demande de divorce et assuré qu'Eric Abidal lui avait confessé avoir entretenu une relation avec Kheira Hamraoui.

"Nous souhaitons impérativement préserver la vie privée de Madame Hamraoui et lui permettre de reprendre l'entraînement au plus vite ainsi que (préserver) le secret de l'enquête et de l'information judiciaire en cours", a réagi auprès de l'AFP son avocat Saïd Harir.

Dans la soirée du 4 novembre, Kheira Hamraoui avait été rouée de coups portés aux jambes avec une barre de fer dans "une volonté non dissimulée de nuire à sa carrière professionnelle", selon elle. Sa coéquipière Aminata Diallo, au volant de la voiture lors de l'attaque, avait passé près de deux jours en garde à vue, les 10 et 11 novembre, puis été relâchée sans charge retenue contre elle.

Une information judiciaire a été ouverte le 15 novembre contre X pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni d'au moins cinq ans" et "violences aggravées par trois circonstances, suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours".

C.C. avec AFP