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Euro 2022: que valent les adversaires des Bleues?

Favorite de son groupe, l’équipe de France féminine entamera l’Euro 2022 dimanche soir face à l’Italie. Les Bleues retrouveront ensuite la Belgique et l’Islande. Trois adversaires a priori à leur portée.

"Il faudra démarrer fort face à l’Italie qui est sur une pente ascendante depuis 2019, confirmer face à une Belgique forte de certaines individualités comme Janice Cayman et conclure contre l’Islande, au profil athlétique et qui a fait nul face aux vice-championnes olympiques suédoises lors des qualifications": Corinne Diacre résume, dans un entretien pour la FFF, ce que l'équipe de France doit redouter de son premier tour de l'Euro 2022.

L'Italie sur une pente ascendante

Nation montante du football féminin, l’Italie ne présente pas un historique particulièrement impressionnant sur les compétitions internationales officielles. Jamais qualifiées pour les Jeux olympiques, les Azzurre ont tout de même disputé deux quarts de finale de Coupe du monde, en 1991 et en 2019, confirmant la trajectoire ascendante de la sélection. Depuis sa finale perdue en 1997, la deuxième après 1993, l’Italie n’a plus franchi le cap des quarts de finale à l’Euro.

14e nation au classement FIFA, l’équipe emmenée par l’attaquante de la Juventus Barbara Bonansea, à l’aise sur coups de pied arrêtés, s’est qualifiée à la faveur d’un parcours presque parfait (8 victoires, 1 nul, 1 défaite) marqué par un carton 12-0 contre Israël. La sélection portée par Milena Bertolini reste sur un match nul encourageant 1-1 contre l’Espagne. Parmi les têtes d’affiche, Sara Gama va disputer son quatrième Euro, à 33 ans, venant renforcer le fort contingent de joueuses de la Vieille Dame dans l’effectif, bien connues de la gardienne française Pauline Peyraud-Magnin. Les Bleues devront donc être en jambes dès leur premier match, le 10 juillet.

Bilan de l'Italie face à la France: 3 nuls, 3 défaites

Gare aux individualités belges

Avant une préparation contrastée en juin (2 victoires, 2 défaites), la Belgique s’est aisément qualifiée pour le deuxième Euro de son histoire après celui de 2017, marqué par un succès sur la Norvège. Sans avoir pu disputer la Coupe du monde ou les Jeux olympiques, les Red Flames comptent donc un historique très limité dans les grandes compétitions.

Opposée à la France le 14 juillet prochain, la 19e équipe au classement FIFA s’avance sans doute comme l’adversaire le moins relevé du groupe. Mais parmi les dangers de l’équipe, les Bleues devront se méfier particulièrement de Tine De Caigny, meilleure buteuse des éliminatoires (12 réalisations en 7 matchs). L’attaquante de l’OL Janice Cayman sera l’autre poison de cette équipe belge.

Bilan de la Belgique face à la France: 3 défaites

L'Islande pour se jauger physiquement

Enfin, l’équipe de France se frottera à l’Islande, 17e nation FIFA, le 18 juillet prochain. Clara Matéo confirme les mots de sa sélectionneuse dans les colonnes de 20Minutes, estimant que cela sera "un match avec un peu plus de combativité dans les duels" et face à un adversaire qui n’a pas non plus tremblé pour se qualifier (6 victoires, 1 nul, 1 défaite). Les joueuses de Thorsteinn Halldórsson disputeront le quatrième Euro de leur histire, le quatrième de rang. Comme la Belgique, elles n’ont jamais disputé de Coupe du monde ni de Jeux olympiques.

L’équipe sera notamment guidée par la star Sara Bjork Gunnarsdottir, doublement élue personnalité sportive de l’année en Islande et deux fois victorieuse de la Ligue des champions avec l’OL. Les Bleues espèrent ensuite retrouver les quarts de finale avec un affrontement face aux Pays-Bas ou la Suède qui se dessine. Il s’agira alors de monter d’un cran.

Bilan de l'Islande face à la France: 1 victoire, 6 défaites

JAu