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Fernandez: ''Platini est légitime pour se lancer dans cette bagarre''

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Membre de la Dream Team RMC Sport, Luis Fernandez a dit sa fierté concernant l’annonce de la candidature de Michel Platini à la présidence de la Fifa, estimant qu’il a le pouvoir de faire bouger les choses.

« Avant tout, je suis content : enfin il se lance. Il prend ses responsabilités. Il est crédible, légitime pour se lancer dans cette bagarre. Je connais Michel pour l’avoir côtoyé en tant que joueur, pour avoir suivi son parcours. Il est trois fois Ballon d’Or et a quand même gagné pas mal des matches qu’il a eu à jouer. Il était aussi chargé d’organiser la Coupe du monde en 1998 et ça a été une nouvelle réussite.

C’est quand même un homme de football. Qu’il prenne cette décision, personnellement, j’en suis fier. Il sait que le football a besoin de prendre un nouveau virage. Ces dernières semaines, ça ne sentait pas très bon. Il faut tourner la page et je pense qu’il est capable de le faire. Il faut redonner confiance, établir une feuille de route pour essayer de repartir et de se réorganiser, que ce soit par rapport aux confédérations, aux associations… Que le football retrouve un peu de sourire ! Pour l’instant, attention, il n’a pas encore été élu, il se lance dans la bataille. Ça va être dur ! Pour en arriver à devenir président de la Fifa, il faut franchir quelques obstacles. Mais connaissant le personnage… »

« C’est un homme de terrain »

« C’est son troisième mandat à la tête de l’UEFA, ça veut dire qu’avec ce qu’il a mis en place, il a pu redonner confiance au football européen, en établissant des règles, en essayant d’instaurer un fair-play financier, en faisant en sorte que le football ne soit pas un sport de riches. Michel, c’est un homme de terrain. Quand il faut gagner des voix, il faut faire du porte à porte. S’il est un jour élu, il aura un projet pour le jeu et la réorganisation du football international.

Leader, il l’était déjà sur un terrain. J’ai le souvenir de Michel qui contestait, qui était en désaccord avec les instances, qui se battait pour que l’on puisse être considérés. C’était un vrai patron, un vrai chef, capable de prendre ses responsabilités. C’est un vrai leader, il a une aura. C’est quelqu’un qui est aimé. Le travail à la Fifa est différent de celui de l’UEFA mais il ira beaucoup plus sur le terrain, à la rencontre des acteurs et de leurs besoins pour essayer de réformer. Mais je pense qu’il y arrivera parce qu’il est assez fort. »