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Fifa : Lydia Nsekera, la femme qui pourrait barrer la route à Platini

Lydia Nsekera

Lydia Nsekera - AFP

Peu connue en France, où son nom n’apparaît pas dans les probables successeurs à Sepp Blatter à la tête de la Fifa, la Burundaise Lydia Nsekera possède pourtant le profil parfait pour mettre des bâtons dans les roues d’une possible ambition de Michel Platini. Découverte.

Il y a à peine trois mois, le 19 mars dernier, elle posait à côté de Noël Le Graët et Sepp Blatter dans un cliché pour immortaliser la désignation de la France à l’organisation de la Coupe du monde féminine 2019. Elle ? Lydia Nsekera. Inconnue ou presque en France, la native de Dujumbura (capitale du Burundi) de 48 ans pourrait pourtant devenir un personnage incontournable des prochains mois sur la planète football. Voire plus si affinités.

Car celle qui est membre du CIO depuis 2009 pourrait bien devenir le plus gros obstacle entre Michel Platini et la présidence de la Fifa. Sans rival en Europe, l’ancien numéro 10 des Bleus devra convaincre certaines confédérations de se rallier à sa cause s’il veut décrocher le strapontin à la tête du football mondial. Continent le mieux représenté à la Fifa avec 54 voix (contre entre autres 53 pour l’Europe et 46 pour l’Asie), l’Afrique pèsera comme toujours de tout son poids dans l’élection du président de l’instance. Jusqu’ici soutien de Blatter, pour qui le continent africain va-t-il basculer ? Si tout est encore flou, difficile de ne pas imaginer l’Afrique soutenir un éventuel candidat du cru. Et c’est là que Lydia Nsekera intervient.

Première femme élue au comité exécutif de la Fifa 

Présidente de la Fédération du Burundi de 2004 à 2013, première femme élue au comité exécutif de la Fifa en 2013 (après y avoir été co-optée en 2012), Nsekera possède le profil parfait pour succéder à Blatter. Et après une telle période de remous, voir une femme noire propulsée à la tête de l’institution pourrait marquer un symbole fort de changement de cap. Reste à savoir si l’intéressée aura le courage et/ou la volonté de se jeter dans la bataille. Et si elle pourra obtenir tous les soutiens nécessaires. Si Nsekera s’abstenait et que la Fifa décidait tout de même de se tourner vers une femme, l’autre possibilité se nomme Moya Dodd, avocate et ancienne joueuse australienne, elle aussi membre du comité exécutif de la Fifa.

Lydia Nsekera pose avec Noël Le Graët et Sepp Blatter
Lydia Nsekera pose avec Noël Le Graët et Sepp Blatter © AFP
Alexandre Herbinet