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Platini à la Fifa : la victoire sinon rien

Michel Platini

Michel Platini - AFP

Michel Platini est attendu comme l’un des prétendants à la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa. Mais avant de se déclarer officiellement candidat, l’ancien meneur des Bleus veut mettre tous les atouts de son côté pour s’assurer de la victoire. Car l’homme est resté un compétiteur dans l’âme, qui exècre par-dessus tout la défaite.

On ne parle que de lui depuis mardi. Aux yeux de l’Europe, Michel Platini est devenu le candidat idéal pour prendre la succession de Sepp Blatter à la présidence de la Fifa. Le Français ne s’est pourtant pas encore déclaré comme prétendant au poste. S’il a publié un communiqué dans lequel il fait part de sa consternation après la démission de Blatter, le président de l’UEFA n’a toujours pas pipé mot sur ses intentions. Même s’il en a déjà laissé filtrer quelques-unes. « Si un jour il n’y a plus Sepp Blatter, on décidera », avait-il lâché avant la réélection du Suisse la semaine dernière.

Si Blatter a, depuis, démissionné, « Platoche » temporise et ne se lancera dans la bataille qu’après avoir minutieusement réfléchi à la question et à ses chances de gagner. Car pour le triple Ballon d’Or, une seule alternative est possible : la victoire. « Je ne sais pas si vous connaissez Michel mais on n’a pas besoin de lui demander », sourit Noël Le Graët, président de la FFF, interrogé sur une éventuelle intervention de sa part auprès de l’ancien meneur des Bleus pour le pousser à se présenter. Platini choisira de se jeter dans la bataille uniquement s’il est sûr de gagner. Car la haine de la défaite ne l’a pas quitté depuis l’arrêt de sa carrière professionnelle en 1988.

Larqué : « Platini est le seul à avoir senti le coup »

Une recette qui avait fonctionné en 2007 lors de sa première élection à la présidence de l’UEFA et qui l’accompagne tous les jours. Les anecdotes à ce sujet ne manquent pas. Comme cette lettre qu’il avait un jour adressée à Jacques Vendroux, président du Variétés Club de France, après une défaite 9-2 concédée par cette équipe dont Platini est l’un des illustres membres. « Depuis que j'ai appris ce résultat, je ne dors plus, ironise-t-il dans le courrier publié dans le livre "Président Platini" d’Arnaud Ramsay et Antoine Grynbaum. Jamais un club dans lequel j'ai joué n'avait pris 9 buts et perdu par 7 buts d'écart. Que ce soit avec l'US Joeuf, Nancy, Saint-Etienne ou la Juventus, jamais ce n'était arrivé. (...) C'est l'image du président de l'UEFA qui a été piétinée, l'image du grand, de l'immense, de l'unique dictateur du football européen qui a été bafouée. »

En attendant sa candidature, Platini a placé habilement un premier pion la semaine dernière juste avant le congrès de la Fifa. « Président de la Fifa ou pas, l’homme fort du football mondial aujourd’hui, c’est Michel Platini puisqu’il est le seul à avoir senti le coup, comme il les sentait lorsqu’il était sur les terrains, en demandant à Sepp Blatter de démissionner ou de ne pas se présenter à la dernière élection de la Fifa, note Jean-Michel Larqué, membre de la Dream Team RMC et ancien Stéphanois comme Platini. Il avait un coup d’avance. » Et prend déjà un petit avantage.

NC