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Fifagate: "La cible n°1 du complot était Platini" selon Blatter

Entendu la semaine prochaine dans le cadre de l’enquête qui le vise pour un paiement de deux millions de francs suisses à Michel Platini, l’ancien président de la FIFA Sepp Blatter a donné sa version des faits et adressé un message au Français sur Europe 1.

Il y a cinq ans, la grande famille du football traversait la plus grande crise de son histoire. Le Fifagate, l’un des plus grands scandales du sport de notre siècle, ébranlait la gouvernance du football mondial et coûtait sa place au président de la FIFA de l’époque, Sepp Blatter, contraint de démissionner face aux accusations de corruption et la multiplication des arrestations de hauts responsables de l’instance.

Blatter maintient sa thèse du complot

En septembre 2015, Michel Platini, alors président de l’UEFA, est secoué à son tour pour un paiement sans contrat écrit et tardif de deux millions de francs suisses qu’il aurait reçu de Sepp Blatter. Les deux hommes ont été pour cela suspendus huit ans de toute activité liée au football par la justice interne de la FIFA. Mais cette peine est passée de huit à six ans en appel, puis quatre par le Tribunal du sport pour Michel Platini.

Celle de Blatter est elle passée de huit à six ans (jusqu’en 2021). Les deux hommes seront entendus par la justice suisse la semaine prochaine dans le cadre de cette affaire. Cinq ans après les faits, Sepp Blatter maintient que les accusations qui visent les deux hommes sont le fruit d’une machination visant à les faire tomber. Interrogé sur Europe 1, l’ex-dirigeant a estimé que "la cible n°1 du complot était Michel Platini, ce n’est pas moi".

Blatter: "Platini ? Je le prendrais dans mes bras"

"Celui qui pouvait être dangereux pour le président actuel, a-t-il précisé. Il fallait donc arrêter celui qui avait vraiment des chances de devenir le président. Il y a eu un complot anti-Platini. En me mettant dans le lot, ça allait très bien. Et de l’autre côté, on accusait la France d’avoir agi en faveur du Qatar. Les deux ennemis des grandes puissances étaient tout à coup Platini et Blatter. Mais pour la présidence, c’était Platini."

Sepp Blatter assure qu’aujourd’hui, passées les rancoeurs, les anciens dirigeants accusés feraient bien de se montrer solidaires l’un envers l’autre. "Je le prendrais dans mes bras, malgré les restrictions du coronavirus", affirme Blatter. Il poursuit: "Je dirais 'bravo Michel, (…) maintenant on se retrouve au tribunal, pour les investigations, et maintenant on est ensemble. En 2007, on était encore plus ensemble parce que je t'ai donné un petit pas pour la présidence de l'UEFA'."

QM