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Larqué : "Benzema se victimise"

Jean-Michel Larqué

Jean-Michel Larqué - AFP

Jean-Michel Larqué n’a pas été très convaincu par les explications de Karim Benzema, ce mercredi soir dans le 20h de TF1, au sujet de son implication dans l’affaire de chantage à la sextape contre Mathieu Valbuena. Pour le membre de la Dream Team RMC Sport, l’attaquant du Real Madrid se place dans la position d’une victime qu’il n’est pas.

« Je ne crois ni Valbuena, ni Benzema. Je crois les décisions de la justice française. Il y a des plans de communication, c’en est un. On n’accuse personne, on constate que Karim Benzema, qui est un justiciable comme les autres, a été mis en examen. Pour être mis en examen, il faut que la juge retienne des indices graves et concordants. Sur cette affaire, je m’arrête à ces décisions. Benzema se victimise, c’est peut-être toujours de la communication. Ce qui m’intéresse, c’est quand il dit "j’espère que ça va bien se terminer et qu’on va se retrouver en équipe de France pour gagner pour l’Euro". Je peux annoncer aujourd’hui que ça va se terminer, mais pas forcément bien et pas forcément en équipe de France.

En principe il y a une charte de bonne conduite en équipe de France. Que Didier Deschamps découvre depuis quelques semaines qu’au cours des stages de l’équipe de France, les chambres des joueurs sont transformées en boudoirs intimes où l’on parle d’histoires de fesses, de vidéos coquines, et que là-dessus d’autres acteurs demandent de l’argent, c’est plus glauque que glauque. » 

« Pour moi, l’histoire est terminée »

« Je pense que Didier Deschamps doit être furieux de savoir que pendant les stages qu’il met en place, on parle cul et argent et qu’on règle des problèmes. Je pense que l’un et l’autre, et là je ne dis pas qu’ils sont coupables ou non (sur le fond de l’affaire, ndlr), sont coupables d’avoir attenté à l’image de l’équipe de France. C’est tout ce qui m’intéresse. Je ne suis ni juge, ni avocat, ni magistrat.

Pour moi, l’histoire est terminée. Quand tu vois la chute vertigineuse de la cote de popularité de l’équipe de France, donc des partenaires, je pense que certains doivent être inquiets et à juste titre. Et ils doivent non seulement être inquiets, mais également en colère. Je ne savais pas que Clairefontaine était une succursale de Madame Claude (femme à la tête d’un vaste réseau de prostitution dans les années 1960-70, ndlr). »