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Liga: le Real en quête de sextuplé, le Barça flambeur... Enfin le retour du duel entre mastodontes cette saison?

Le duel entre le Real Madrid et le FC Barcelone, devenu rare ces cinq dernières années, pourrait reprendre des couleurs cette saison en Liga. Le championnat espagnol débute ce vendredi soir, avec Osasuna-Séville, avant l’entrée en lice des deux géants samedi et dimanche.

Sur les cinq dernières années, il faut fouiller dans les archives pour trouver trace d’un vrai duel entre le Real et le Barça. Il y a bien eu la saison 2019-2020, lorsque les Madrilènes avaient décroché le titre avec quatre points d’avance sur les Catalans. Mais le reste du temps, quand ce n’est pas l’Atlético de Madrid qui a terminé champion, il y avait au moins 15 points d’écart entre les deux géants espagnols. Cet été, le rapport de force semble toutefois s’être rééquilibré, avant la reprise de la Liga ce week-end.

Le Real sur son nuage

Tout va bien dans la Maison Blanche. Après le doublé Liga-Ligue des champions la saison passée, le Real Madrid a remporté la Supercoupe d’Europe cette semaine, face à Francfort, bien décidé à ne rien laisser sur le chemin. Carlo Ancelotti parle même ouvertement de ses rêves de sextuplé, ce qui revient à remporter toutes les compétitions cette saison. Le Barça l’avait fait en 2009, sous Guardiola, et le Real se verrait bien remettre les compteurs à égalité.

Les Madrilènes ont pour eux une équipe qui tourne et qui n’a quasiment pas bougé cet été. Seuls des éléments peu utilisés la saison dernière ont quitté le navire (Marcelo, Bale, Isco et Jovic), alors qu’Aurélien Tchouaméni, recruté à prix d’or, et Antonio Rudiger, arrivé libre, sont venus renforcer le collectif. Si Karim Benzema et Luka Modric, qui approchent des 35 et 37 ans, maintiennent leur niveau de performance, le Real, qui débute sa saison dimanche soir à Almeria, n’a vraisemblablement pas trop à s’inquiéter.

Le Barça flambe pour retrouver la lumière

Il fallait digérer le départ de Lionel Messi, pas vraiment anticipé et qui avait laissé le Barça orphelin, la saison passée. Un an plus tard, le club a mis un sacré coup d’accélérateur sur le marché des transferts. Robert Lewandowski et Raphinha en attaque, Franck Kessié au milieu, Jules Koundé et Andreas Christensen en défense, les Catalans ont fait fort. Même si les cas de Frenkie de Jong et Pierre-Emerick Aubameyang ne sont pas encore tranchés, l’effectif a fière allure.

A condition de pouvoir inscrire tout ce beau monde – ainsi qu’Ousmane Dembélé, qui a prolongé mais est considéré comme un nouveau joueur – auprès de la Liga. A la veille du premier match de la saison face au Rayo Vallecano, la situation économique du Barça, pour le moment, ne le permet pas. La Cadena COPE révélait mercredi soir que la vente des droits d’exploitation des Barça Studios, qui devait permettre l’inscription des recrues, n’est pas encore bouclée.

Après les promesses entrevues en préparation, où Lewandowski a inscrit ses premiers buts et où l’entente entre Dembélé et Raphinha a semblé évidente, ce serait un gros coup dur pour Xavi. Si les recrues ne sont pas disponibles d’entrée, le coach catalan devra notamment compter sur les indésirables Memphis et Braithwate en attaque. Pas tout à fait le scénario imaginé pour retrouver les sommets de la Liga, que le Barça a déserté ces trois dernières saisons.

L’Atlético dans l’ombre

Dans l’autre club de Madrid, on n’est pas du genre à tout chambouler en un été. Pas de recrutement pharaonique ou de changement de coach. Diego Simeone est là depuis plus de dix ans et ajoute de nouvelles touches à son effectif avec parcimonie. Le latéral Nahuel Molina, le milieu Axel Witsel et l’ailier Samuel Lino, les Colchoneros ont recruté sans flamber cet été, pour un peu plus de 25 millions d’euros. Mais les cadors sont toujours là.

Contesté à cause d’un jeu parfois stéréotypé, Simeone garde lui la confiance de ses dirigeants après avoir offert ses deux derniers titres à l’Atlético de Madrid, en 2014 et 2021. Il doit maintenant montrer qu’il peut se hisser au niveau du Real et du Barça avec un peu plus de régularité.

Le coach argentin a les clés pour ça. S'il retrouve la formule qui avait fait d’Antoine Griezmann l’un des meilleurs joueurs du monde il y a quelques années, et qu’il réussit enfin à profiter du plein potentiel de João Félix, le Real et le Barça verront sans doute leur duel annoncé perturbé par le troisième larron de Liga.

Robin Wattraint Journaliste RMC Sport