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ASSE-OL: les plus célèbres phrases qui ont fait monter la sauce avant un derby

Qui dit derby entre Saint-Etienne et l'OL dit forcément petites amabilités échangées entre les deux équipes. A quelques heures du coup d'envoi du 119e derby servant de clôture à la neuvième journée de Ligue 1 ce dimanche (21h), retour sur les punchlines emblématiques de cette rivalité historique.

Un derby se gagne en deux fois. Sur le terrain bien sûr, mais aussi dans la presse avant le coup d'envoi. Car il est aussi question de communication avant ce 119e affrontement entre Saint-Etienne et l'OL ce dimanche (21h), en clôture de la neuvième journée de Ligue 1. A ce petit jeu cette saison, c'est Jean-Michel Aulas qui a lancé les hostilités.

"J’espère qu’ils n’ont pas changé d’entraîneur pour nous battre dans le derby, parce qu’ils vont être déçus...", lâchait avec le sourire le président de l'OL vendredi, après une conférence de presse pour introniser le retour de l'ASVEL en Euroleague. Une référence à la nomination, quelques heures plus tôt, de son ancien coach Claude Puel sur le banc des Verts.

Ce à quoi l'ancien technicien de Nice, Leicester ou Southampton, parti en mauvais termes de Lyon en 2011, a répondu par un sourire amusé. "Il n’y a pas de baguette magique, résume-t-il à propos de son apport immédiat au jeu stéphanois. Mais si on remporte le derby, ce sera sympa." Plutôt soft donc. On a connu bien pire.

Rocher et la "banlieue" de Saint-Etienne

Un derby entre Saint-Etienne et l'OL, c'est une histoire de suprématie nationale et une opposition de styles entre la populaire et la bourgeoise. Mais en matière de football, les Verts auront marqué l'histoire du championnat de France avant Lyon. Notamment dans les années 1960. "En football, Saint-Etienne sera toujours la capitale et Lyon sa banlieue", se plaisait à dire Roger Rocher, président emblématique de l'ASSE entre 1961 et 1982. La suite verra la hiérarchie s'inverser, surtout dans les années 2000 avec les sept titres de champion de France d'affilée de l'équipe de Jean-Michel Aulas.

Domenech, l'art du tacle verbal

Parmi les grands adeptes de la punchline pré-derby, un certain Raymond Domenech, dont les petites phrases d'une violence inouï n'ont d'égales que les interventions défensives de sa période joueur. "On m’a offert un maillot des Verts avec mon nom dans le dos, lâche en se marrant le consultant de L’Equipe. Ils me l’ont offert. Je m’en sers de paillasson", ironisait l'ancien sélectionneur de l'équipe de France sur la chaîne L'Equipe en 2017.

Lacombe et sa hantise du vert

Dans le genre Lyonnais pur jus... passé par les Verts, Bernard Lacombe n'est pas en reste. "Le maillot vert, à l’endroit ou à l’envers, me donne de l’urticaire", aurait-il déclaré. "Bernard Lacombe ne voulait même pas qu’on s’habille en vert. Je lui disais que le drapeau malien commence par du vert, mais il me répondait que ce n’était pas le même vert!, racontait", dans L’Equipe il y a deux ans, Mahamadou Diarra, champion de France avec l’OL.

"Quand on gagnait certains matches importants, je disais à Bernard, je vais t’inviter à manger à Saint-Étienne, poursuivait-il. Il paraît que Paul Bocuse va ouvrir un restau là-bas. Il me répondait: 'Ça, jamais!' D’ailleurs, deux jours après mon arrivée, il m’avait invité à manger et m’avait prévenu que les Stéphanois, c’était pas son truc."

Aulas, le spécialiste ès-Playstation

L'art de la punchline plus ou moins habile est finalement assez Lyonnais. L'une des plus célèbres est signée... Jean-Michel Aulas évidemment. Et le président de l'OL l'avait prononcée non pas avant une derby mais après une défaite de son équipe.

En 2010, le Lyon de... Claude Puel (oui, savoureux ces chemins croisés) se trouve en fâcheuse posture après un début de saison raté. Et se manque dans le derby, perdant 1-0 le 100e rendez-vous entre les deux équipes, à Gerland. Une première depuis 16 ans pour les Verts. Le technicien est la cible des Ultras lyonnais, qui réclament sa démission. Pendant ce temps, Jean-Michel Aulas assure le service après-vente.

"Nous avons perdu contre Saint-Étienne pour la première fois depuis seize ans. Nous jouons en Ligue des champions alors que les Stéphanois la disputent sur Playstation", résume-t-il. Le plus savoureux reste peut-être la réplique stéphanoise avec... une console de jeu offerte par un supporter en tribune, lors du derby retour à Geoffroy-Guichard quelques mois plus tard. Reste à savoir au pied de quel sapin (forcément vert, n'y voyez pas de vice) se situera la prochaine victoire.

A.Bo