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Bordeaux: accord de principe avec Lopez pour le rachat

Selon L’Equipe et Sud Ouest, Gérard Lopez a trouvé un accord de principe pour le rachat des Girondins de Bordeaux avec le propriétaire King Street et le créancier Fortress.

Après Lille, Bordeaux ? Gérard Lopez pourrait bien arriver à la tête d’un deuxième club de Ligue 1. Selon L’Equipe et Sud Ouest, l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a trouvé un accord de principe pour le rachat des Girondins de Bordeaux avec le propriétaire King Street, qui a annoncé son désengagement, et le créancier Fortress (38 millions d'euros + intérêts). La menace d’un redressement judiciaire, avec une procédure à clore avant le 24 juillet pour repartir au mieux en Ligue 2, semble s’éloigner. Sauf si le président du club et mandataire social, Frédéric Longuépée, décide malgré tout de déclarer ce mardi le club en cessation de paiement auprès du Tribunal de Commerce. Car Gérard Lopez, soutenu par des fonds prêteurs et déjà propriétaire de Boavista (D1 portugaise) et Mouscron (D2 belge), aurait encore besoin de quelques jours pour finaliser l’opération.

Lopez veut "renouer le lien" et "consolider"

"On veut d’abord sauver un club à l’histoire incroyable dans le foot français, un club incontournable où sont passés de grands joueurs, avait expliqué l’ancien président du LOSC à Sud Ouest le week-end dernier. On a du mal à imaginer la Ligue 1 sans les Girondins. (…) On m’a appelé pour regarder le dossier parce qu’on considère que j’ai l’expérience et de la passion pour le sport et le foot. Je sais construire des projets économiques au service du sportif. Quand j’étais gamin, mon foot, c’était le multiplex dans les petites radios. J’ai 50 ans aujourd’hui, vous êtes influençable quand vous avez entre 10 et 15 ans, et à l’époque, Bordeaux était un gros club. Quand on m’a appelé, j’étais honoré qu’on me demande de venir."

"La première chose à faire est de renouer le lien avec toutes les forces vives autour des Girondins, avait ajouté Gérard Lopez. Les supporters, le tissu économique, social et politique régional. Dans un deuxième temps, le sportif. C’est clair qu’au départ, il faudra consolider. Une saine ambition sportive à Bordeaux est de regarder d’abord le haut du tableau, en tout cas la première moitié, et ensuite, les places européennes." Douzième de Ligue 1 la saison dernière, Bordeaux espère surtout pouvoir être sur la ligne de départ début août. Avec Gérard Lopez, ancien patron de l’écurie Lotus en Formule 1, les Girondins ont-ils trouvé un pilote fiable pour éviter la sortie de route ?

LP