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Bordeaux: De Tavernost regrette d’avoir vendu le club à GACP

Dans un entretien à Sud-Ouest, l’ancien actionnaire des Girondins de Bordeaux par le biais de M6, Nicolas De Tavernost est revenu sur la vente du club en 2018, "la décision professionnelle la plus difficile à prendre car la plus affective".

"Non, je ne regrette pas d'avoir vendu le club. Bordeaux a un propriétaire qui fait face à ses échéances, ce n'est pas si mal". La déclaration de Nicolas De Tavernost dans les colonnes de Sud-Ouest n'a pas de quoi totalement balayer les regrets puisqu'il exprime en même temps des doutes sur l'un des repreneurs.

M6, le Qatar et les supporters ont eu une influence sur la vente

Plus de deux ans après la session des Girondins aux fonds d’investissement qui s'étaient associés pour le rachat GACP et King Street, l’ancien patron bordelais justifie sa décision par "la nécessité d'investir dans le groupe M6" alors que "l’arrivée des Qataris au PSG" a aussi joué un rôle: "Ça devenait une compétition pour milliardaires, ce que nous ne sommes pas." D’autant plus qu’il ajoute qu’à ce moment, "aucun Qatari ne s'est proposé pour reprendre Bordeaux."

"Certains nous demandaient de partir, ça ne nous a pas encouragés à rester, précise De Tavernost. À la moindre difficulté, nous n'étions pas ménagés". Le président du directoire de M6 depuis 2000 est aussi revenu sur les repreneurs de l’époque, alors qu’un an après la vente du club, King Street avait racheté les parts de GACP: "Sur GACP, nous avons une grosse déception, nous pensions que ces gens resteraient sur la durée car ils venaient avec King Street qui a des moyens. Nous nous sommes probablement trompés puisqu'ils sont repartis."

"Les actionnaires actuels ont jusqu'à présent fait leur travail"

Néanmoins, Nicolas de Tavernost se montre satisfait de la santé économique actuelle des Girondins, malgré la baisse de salaires souhaitée par le club: "Ce dont nous nous sommes assurés, c'est qu'il y ait une surface financière pour faire face aux aléas du club. De ce point de vue, la réponse est positive car les actionnaires actuels ont jusqu'à présent fait leur travail. Dans une période d'énormes difficultés, King Street a remis de l'argent."

Jules Aublanc Journaliste RMC Sport