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Coronavirus: Kehrer espère "aller au bout" de la Ligue des champions avec le PSG

Comme la plupart des stars du PSG, Thilo Kehrer est rentré chez lui, en Allemagne, pour respecter le confinement lié à la pandémie de coronavirus. Joint par RMC Sport, le défenseur de 23 ans raconte son quotidien à la maison, appelle à la solidarité pour lutter contre le Covid-19 et évoque l'incertitude qui entoure la fin de saison.

L'Allemagne a mis en place des mesures de confinement pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Pour l'instant, les restrictions de déplacement sont moins strictes qu'en France. Mais ça n'empêche pas Thilo Kehrer de rester sagement chez lui. Le défenseur du PSG est rentré il y a quelques jours dans sa région natale, près de Stuttgart, afin de retrouver sa famille. En l'absence d'entraînements collectifs, le joueur de 23 ans s'entretient seul à la maison et sort faire quelques footings, vu qu'il n'a pas de tapis de course.

Le reste de la journée, Kehrer en profite pour lire, partagé entre "L'art de la guerre" de Sun Tzu, "Petit Pays" de Gaël Faye et une biographie de Nelson Mandela. Il regarde aussi des séries comme La Casa de Papel et se repasse ses films préférés: 8 Mile, Bad Boys, Fast and Furious ou Le Roi Lion. Entre deux jeux de cartes, l'ancien de Schalke 04 prend aussi des cours sur internet. Et discute avec les autres joueurs du PSG via un groupe WhatsApp. 

"En ce moment, le foot n'est pas la priorité"

"On se parle, on s'envoie des messages, certains s'appellent en vidéo. On évoque la situation générale ou des programmes sportifs à suivre", confie-t-il à RMC Sport dans un français impeccable. Reste à savoir quand le rectangle vert sera à nouveau accessible. "On se pose la question. On se demande si on va terminer la saison, quand on va reprendre, reconnaît Kehrer. Mais pour nous tous, en ce moment, le foot n'est pas la priorité par rapport à la santé de la population. Le plus important, c'est de battre le virus, de contrôler la situation et après, on pourra penser à rejouer au foot." 

Un discours lucide qui ne l'empêche pas de rêver de Ligue des champions. Après avoir sorti Dortmund en huitièmes de finale, lors d'une soirée à huis-clos inoubliable, Paris est qualifié pour les quarts. Avec un appétit forcément grandissant. "Tous les joueurs, le staff et les supporters veulent aller au bout de cette compétition. Mais c'est vrai qu'à huis clos, ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas très beau, pour personne. Le foot passe par la connexion entre les supporters et les joueurs. C'est ce qu'on veut tous. Il faut attendre les décisions et on s'adaptera." 

"Il faut être solidaire et aider où on peut"

En attendant, l'international allemand se mobilise pour aider au maximum en cette période de crise. Via sa propre fondation qui oeuvre au Burundi, le pays d'origine de sa mère, ou en effectuant des dons à des associations en Allemagne (et bientôt en France). "Il faut être solidaire et aider où on peut, pas forcément avec de l'argent, estime-t-il. On peut soutenir des gens qui habitent dans la même rue ou le même bâtiment par exemple. C'est très important que chacun fasse preuve de solidarité, on doit être ensemble".

Alexandre Jaquin avec Mohamed Bouhafsi