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Coronavirus: Rennes va perdre 40 millions d'euros cette saison, selon Holveck

Le président du Stade rennais, Nicolas Holveck, a évoqué, dans un entretien à France Bleu Armorique, les conséquences de la crise sanitaire et du désengagement de Mediapro sur les finances de son club. Qui, malgré un actionnaire solide, n'est évidemment pas épargné.

Des résultats en progression ces dernières saisons, une toute première participation à la Ligue des champions... Sportivement comme financièrement, cette saison 2020-2021 aurait pu être très intéressante pour le Stade rennais. Dans un monde normal. S'il faudra encore attendre la fin du championnat pour juger les Bretons sur le premier point, le club rouge et noir ne va pas échapper à la crise actuelle.

Déjà touché par la pandémie de Covid-19 et les huis clos, Rennes a en plus été frappé comme les autres formations françaises par le désengagement de Mediapro, qui va déboucher sur une renégociation à la baisse des droits TV. Ce qui fait beaucoup de recettes en moins, comme l'explique le président Nicolas Holveck dans un entretien à France Bleu Armorique.

Des départs cet hiver? "On en discute avec l'actionnaire"

"Une saison de championnat avec coupe d'Europe, en billetterie et hospitalité ça représente à peu près 15 millions d'euros. Donc ce sera presque 15 millions d'euros de pertes puisqu'on a fait quelques matchs avec quelques supporters, détaille le dirigeant. (...) Cette année, à la crise du Covid s'ajoutent nos problèmes avec le diffuseur Mediapro. La perte en fin d'année va être colossale puisqu'on envisageait 50 millions d'euros de droits TV pour le Stade rennais. On va peut-être en toucher la moitié, qui s'ajoutent aux 15 millions précédents. Au total, 25 plus 15 millions d'euros ça fait 40 millions d'euros, ce peut être l'ordre de grandeur des pertes du Stade rennais cette saison."

Forcément, cela ne sera pas sans conséquences. De quoi forcer le club breton à vendre des éléments durant ce mercato hivernal? "La chance qu'on a, c'est qu'on part sur des bases saines à Rennes: le club n'est pas endetté du tout, de par notre actionnariat", rassure d'abord Holveck. Avant d'ouvrir la porte: "Ces pertes devront forcément être comblées, ça c'est une évidence. Après, est-ce qu'on devra les combler sur un an ou sur plusieurs années? On en discute avec l'actionnaire. (...) La situation est telle en France que je pense qu'en fin de saison il y aura obligation pour un certain nombre de clubs de vendre leurs meilleurs joueurs, s'ils trouvent acheteurs".

Interrogé par ailleurs sur les éventuelles baisses de salaire des joueurs, le président estime que "tout le monde devra faire des efforts" s'il y a des pertes "incroyables".

CC